Au SénatNe rien céder pour les acteurs de nos territoires.

4 mars 20210
▶️ Alors que 2020 est une année record des bénéfices pour la grande distribution, que les négociations commerciales ont été difficiles et ne se sont conclues que dans la nuit de lundi à mardi, les revenus des agriculteurs sont au plus bas.
Mon collègue Bernard Bonne, Sénateur de la Loire, a interpelé ce jour au nom des sénateurs ruraux de notre groupe, lors des questions d’actualité au Gouvernement (QAG), le ministre de l’agriculture sur l’inefficacité de la loi Egalim, dont le Sénat avait dénoncé dès l’origine les insuffisances. Les mots ne suffisent plus. Les agriculteurs ont besoin d’une juste rémunération de leur travail et d’une reconnaissance de l’élevage de montagne. Ce jour, nous n’avons même pas eu droit à des mots en l’absence du ministre de l’agriculture mais à une non-réponse de la secrétaire d’état chargée de l’économie solidaire, sociale et responsable. Est-ce le nouveau niveau ministériel de prise en compte de notre agriculture par l’Etat?
▶️ Environ 5 milliards d’euros de pertes pour les communes , 1/4 des communautés de communes jugeant leur situation financière dégradée , des départements devant faire face à l’explosion du RSA … Voila les rappels que mon collègue Jean-Francois Husson, rapporteur général du budget, a dû faire pour répondre aux attentes qui s’expriment partout sur le territoire. Quelle stratégie du gouvernement pour préparer la sortie de crise et préserver les investissements locaux ? Les subventions d’investissement sont appréciables mais ne suffisent pas. C’est la structure des budgets de fonctionnement qui permet de dégager des moyens pour investir pour nos collectivités qui représentent plus de 80% de l’investissement public dans notre pays. Nous nous sommes fait l’écho des inquiétudes des communes, intercommunalités, départements, qui ont mobilisé des moyens et perdu des ressources depuis le début de la crise sanitaire : Baisses tarifaires non compensées, communes thermales, touristiques, forestières ou de montagne en difficulté, surcoûts divers, charges en régie non compensées… sont autant de difficultés encore mal prises en compte. Les collectivités du Cantal ont connu ces pertes, pouvant atteindre jusqu’à 1 million d’euros, et quoi qu’il en soit toujours sensibles à l’échelle de chacune d’elle.
Les collectivités comme les entreprises attendent des moyens effectifs et pas seulement des intentions, faute de quoi nos territoires, nos emplois, seront durablement en difficulté. L’urgence est de mise pour tenir et préparer le rebond espéré.

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