Points de vueL’état et les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes unis pour sauver le Train Aubrac.

15 mai 20210
D’importants travaux seront lancés dans les prochaines semaines et un plan d’exploitation « à long terme » est en préparation.
Depuis plusieurs années, la ligne de chemin de fer qui relie Béziers à Neussargues est régulièrement menacée. Le Train Aubrac, qui traverse notamment le Cantal, est soumis à de fréquents arrêts liés à l’état de la voie, fortement dégradée.
Depuis plusieurs années, la SNCF a lancé plusieurs campagnes de travaux, avec l’appui très fort des régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, sans que la situation s’arrange de manière conséquente.
Depuis plusieurs mois d’ailleurs, la ligne est à l’arrêt sur la portion entre Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) et Neussargues (Cantal), entraînant un basculement sur la route des trafics voyageurs et fret. En cause, « une dégradation ancienne, due notamment au vieillissement des composantes de cet axe qui comporte en particulier des rails très âgés exerçant des contraintes élevées sur l’ensemble de la voie ». Je m’en suis notamment ému auprès du Ministre des transports pour obtenir des réponses rapides et concrètes.
L’État et les deux régions ont scellé un engagement financier pour effectuer des travaux importants de manière rapide. 11,47 millions d’euros vont être engagés pour « permettre la réalisation des travaux d’urgence ».
Une première tranche de 3 millions d’euros sera lancée, cet été, avec le remplacement de 6 000 traverses bois, le relevage de la voie et du bourrage mécanique lourd. L’objectif de cette première phase sera une réouverture totale de la ligne en novembre prochain.
Par ailleurs, une phase d’étude va être lancée pour le remplacement des rails les plus anciens. Les trois partenaires ont assuré vouloir lancer « un programme à long terme », en concertation avec les acteurs locaux, qui devrait assurer la pérennité de cette ligne.
Nous allons rester mobilisés pour s’assurer qu’il en soit ainsi afin de confirmer les quatre grandes orientations de cette ligne :
-l’acheminement hebdomadaire de milliers de lycéens et étudiants entre leurs lieux de formation et leurs domiciles ;
-la capacité de faire venir par le fret des milliers de tonnes de marchandises, maintenant le tissu économique et son développement (exemple d’Arcelor-Mittal à Saint-Chély d’Apcher) ;
-la découverte, portée façon « slow tourisme »,  d’un territoire aux grandes richesses pour de nombreux touristes adaptes de patrimoine naturel, d’histoire, d’activités de pleine nature… ;
-la connexion Capitale/Méditerranée par le trop souvent oublié Massif Central, symbole de la diagonale du vide de l’aménagement du territoire français des 50 dernières années.
Il convient bien évidemment de lier ces enjeux et ces préoccupations environnementales, faisant du ferroviaire une réelle pierre angulaire de nos mobilités.

Par-delà le rétablissement de la ligne du train de nuit Aurillac-Paris, c’est tout le maillage des dessertes d’équilibre du territoire qui doit guider un aménagement du territoire jusque-là trop souvent centré sur les lignes T.G.V, certes indispensables, mais oubliant des pans entiers de l’économie et de la vie de toutes les ruralités françaises

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