Au SénatLa stratégie économique et sociale débattue en commission.

28 janvier 20210
Audition de Bruno Le Maire par la commission des finances du Sénat : Combler « les trous dans la raquette » et Territorialiser la relance (avec l’entreprise Biose en fer de lance ! )
J’ai pu interroger Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, cet après midi au Sénat (voir vidéo jointe). Il est venu nous présenter la stratégie économique et sociale du Gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire que notre pays traverse depuis bientôt un an.
Celle-ci est globalement organisée autour de 2 axes :
– La protection des français et des savoir faire avec 4 piliers : le fonds de solidarité, l’indemnisation de l’activité partielle, le PGE et les exonérations de charge.
– La préparation du rebond et la relance : le plan de relance, le soutien aux jeunes, « Ma Prim Renov », et la transformation de notre industrie pour faire évoluer notre modèle, préparer la décarbonation et renouveler les filières (santé, quantique, hydrogène, batterie électrique…).
Ce fut pour moi l’occasion d’attirer son attention, avec pragmatisme et dans le but de renouer la confiance, sur les effets de seuil, les prises en compte des entreprises en amont des filières à l’arrêt (café, restaurant, culture, sport, événementiel…), la situation de la montagne et les périodes de référence en particulier. Au titre de la relance, les besoins de nos territoires doivent être mieux pris en compte pour les collectivités comme pour les entreprises. J’ai eu son engagement de réexaminer en particulier la situation de l’entreprise Biose à Aurillac au titre de l’appel à projets « Résilience » et aurai la semaine prochaine un rendez-vous avec son Cabinet pour trouver une solution positive.
J’espère pouvoir proposer prochainement un webinar pour faire partager les orientations mises en place pour notre pays avec toutes les inconnues qui existent à divers titre.
Ces orientations économiques seront aussi fonction des nouvelles décisions sanitaires qui vont être prises par le Chef de l’Etat autour de 3 hypothèses semble-t-il :
– La première, le plus optimiste, consisterait, si les données le permettent, à maintenir le couvre-feu en semaine et l’assortir d’un confinement le week-end.
– La deuxième, plébiscité semble-t-il par Matignon et le Conseil scientifique, prévoirait d’anticiper la dégradation des chiffres, pour annoncer un reconfinement préventif calqué sur celui de novembre. Celui-ci entrerait en vigueur très vite pour une durée restant à confirmer.
– Enfin, une troisième option, la plus catastrophique, est elle aussi sur la table. Car si les éléments à venir font état d’une explosion incontrôlée et incontrôlable, le chef de l’État pourrait alors décider d’un «confinement très serré», inspiré de celui du printemps dernier, qui entrerait rapidement en vigueur. Cela impliquerait non seulement la fermeture de tous les commerces non alimentaires, mais aussi celle des écoles. Un présage qui inquiète de très nombreux foyers, car il empêcherait, de fait, certaines familles de se rendre sur leur lieu de travail.
Ces décisions auront un nouvel impact sur nos finances publiques. L’assurance donnée par le Ministre est que le « quoi qu’il en coûte », c’est à dire le soutien aux personnes et aux entreprises, demeurera tant que la crise sanitaire sera là. Nous reviendrons plus tard sur les incidences pour nos finances publiques et notre dette publique qui est passée en un an de 100% du PIB à 120% du PIB.
Heureusement, la signature de la France reste de qualité et nous recouvrons nos besoins d’emprunts, bien au-delà de nos besoins en volume, avec qui plus est des taux négatifs. C’est un des paradoxes de cette période.

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