Au SénatDébat et vote sur la situation sanitaire du pays

29 octobre 20200
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Le Gouvernement, malgré l’actualité dramatique du jour suite au nouvel attentat commis à Nice, a maintenu sa demande de vote de confiance au titre de l’article 50-1 de la constitution. Un débat aurait pu suffire, encore que l’essentiel des décisions était pris avant sans réelle concertation. Le Président Larcher a néanmoins débuté la séance avec des mots d’hommage mais aussi en soulignant leurs limites. Un moment de recueillement a suivi qui ne saurait, lui non plus, perdurer.

⚫️ La déclaration du Premier ministre a manqué de conviction et surtout de cap pour notre pays. Visiblement il préférait garder les précisions de mise en œuvre du confinement pour la presse plutôt que pour les représentants de la nation.

⚫️ Si le reconfinement est devenu incontournable faute d’avoir pu déployer de manière efficace la stratégie : Tester, Tracer, Isoler, alors même qu’il était écarté il y a quelques jours, on peut s’interroger pour savoir ce qu’il vient sanctionner. C’est un aveu d’échec, c’est parce que nous n’avons pas pu augmenter la capacité de nos hôpitaux, ni les moyens humains disponibles, ni la réactivité des résultats des tests, que nous sommes contraints d’accepter cette solution qui va mettre notre pays à genoux économiquement (en particulier nos petits commerces, nos cafés et nos restaurants), socialement et psychologiquement.

⚫️ Aussi, à l’image de ce que ressent la population, il n’est pas possible d’accorder la confiance à ce gouvernement. Certes la tâche est rude, mais elle ne peut être conduite de manière aussi centralisée et en ignorant la représentation nationale. En revanche, nous ne manquons jamais de donner au gouvernent les moyens de lutter contre le virus, comme contre le terrorisme, comme nous le faisons encore aujourd’hui en adoptant le projet de loi de prorogation de l’etat d’urgence sanitaire.

⚫️ Le moment est grave, les crises sanitaires et sécuritaires qui nous frappent, ne peuvent désormais plus compter sur la résilience de notre pays, qui a déjà trop subi. Les français ne comprennent plus, ne supportent plus, même s’ils font preuve d’un civisme indéfectible, mais jusqu’à quand?, face aux manquements et à l’incapacité d’assurer notre sécurité sous toutes ses formes.

⚫️ Il importe que pour notre démocratie, les contre pouvoirs existent, témoignant du sentiment des français, de ce qu’ils vivent, acceptent, mais aussi ne comprennent pas, ne comprennent plus. Du manque d’écoute, de reconnaissance, dont nous sommes tous victimes. L’unité nationale est nécessaire dans les moments de crise et c’est la raison pour laquelle nous donnons les moyens au Gouvernement d’agir même si nous pouvons parfois douter de son action, c’est pourquoi nous avons une attitude responsable mais aussi des exigences. il est en effet nécessaire de ne pas donner un chèque en blanc, d’être exigent face à un gouvernement qui ne reconnaît pas ses erreurs et ne fait preuve ni d’humilité, ni d’efficacité.

⚫️ Les peurs sont partout présentes, les colères montent. Les craintes de voir les crises sanitaire et sécuritaire se transformer en crise démocratique appellent au courage et à La sincérité. Celle de dire et surtout de faire en respectant et en associant chacun, puisque, chacun le voit, les réponses sont de plus en plus difficiles, de plus en plus complexes, de plus en plus systémiques.

⚫️ Cette « Annus horribilis », cet « octobre noir », appellent au sursaut et à l’action, en reconsidérant notre rapport aux libertés publiques, à l’autorité et à des choix clairs. Les crises que nous traversons illustrent les limites du « en même temps », confortable mais pas adapté à une situation de pilotage d’un pays, surtout par gros temps!

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