Au Sénat28 Octobre 2021 : une journée au Sénat.

2 novembre 20210
🏛 Une journée au Sénat : Auditions, Commission des finances, Questions d’actualité au Gouvernement, Cercle des républicains…
⚙️A 1000 jours des JO de Paris, début de journée autour de Claude Onesta, manager général de la haute performance de l’Agence nationale du sport (ANS), dans le cadre du groupe d’études « Pratiques sportives et grands événements sportifs » du Sénat.
C’est toujours un régal d’échanger avec Claude Onesta, en charge de la haute performance à l’agence nationale du sport. Son retour éclairé sur les JO de #Tokyo2020, permet une projection optimiste sur ceux de @Paris2024, pour autant que l’adhésion populaire soit là.
Son regard sur la manière dont la performance se construit, d’abord dans un combat vis à vis de soi même, l’autre et sa qualité permettant de progresser. Comment concilier performance individuelle ou collective qui appelle au combat et à l’adversité, et approche humaniste de l’autre ? Un bel exercice de vie…
⚙️ Poursuite du marathon lié à l’examen des différentes missions budgétaires en commission des finances. Beaucoup de budgets sont mis en réserve dans l’attente des compléments d’information attendus que le Gouvernement doit fournir. Trois caractéristiques reviennent dans l’examen de la plupart d’entre eux :
📎 Une interrogation quant à la sincérité du budget,
📎 Une tendance à imposer à d’autres, les collectivités en particulier, mais aussi les entreprises, ce que l’Etat ne s’applique pas à lui même (par exemple au niveau de l’émergence des Maisons France Services dans les Sous-Préfectures) et un exercice du contrôle de l’égalité avec insuffisamment de moyens ne permettant pas un réel conseil en accompagnement des plus petites collectivités,
📎 Le paradoxe des effectifs : stabilité des emplois publics affichés dans les administrations d’Etat (en fait plutôt 120.000 créations sur le quinquennat) et constat que de nombreuses missions, en particulier sur les territoires ne peuvent être correctement accomplis, faute de réelle réforme et de véritable déconcentration.
Que ce soit au niveau des programmes d’investissements d’avenir ou du plan de relance ou encore de La Défense, on constate un écart entre les annonces et la réalité des moyens engagés.
⚙️ Questions d’actualités au Gouvernement : interpellation autour des questions de pouvoir d’achat et des mesures mises en place qui constituent un chèque de plus sans vraiment résoudre les questions de fond (on va bientôt arriver à 15 milliards de dépenses supplémentaires non budgétées, depuis début septembre), clarté des mesures sanitaires à respecter lors de l’ouverture des stations de ski, prise en compte des dégâts occasionnés aux éleveurs par le loup, dysfonctionnement dans le dispositif « Bloctel »destiné à bloquer les démarcheurs téléphoniques…
A retrouver sur www.senat.fr .
⚙️ Agnès Verdier-Molinié, Directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques et auteur de : « La France peut-elle tenir encore longtemps ? », était l’invité du cercle républicain initié par mon collègue Jean-Baptiste Blanc.
Le travail de compilation de données, d’analyse et de propositions, conduit par la Fondation, confirme que 2023 sera l’année de tout les dangers pour notre pays.
Outre les critiques sur un niveau d’investissement très faible dans le budget de l’Etat, 12 milliards d’euros sur les 470 milliards du périmètre budgétaire de l’Etat, sur les choix de privilégier le chèque inflation plutôt que de supprimer la taxe (TVA) qui s’applique à une autre taxe (comme par exemple la TICPE), le poids croissant et méconnu de la dette française détenue par des non résidents …, plusieurs pistes d’actions ont été développés par la responsable de l’IFRAP qui peuvent nourrir la réflexion politique:
📎 une réelle réforme des retraites avec un recul de l’âge légal significatif,
📎 une vraie décentralisation de l’éducation, la santé, la culture, l’emploi, pour une meilleure efficacité à moindre coût,
📎 une véritable baisse de la fiscalité et en particulier de celle touchant à la production, avec plus largement une fiscalité au service de l’entreprenariat,
📎 la recentralisation des allocations sociales autour d’une allocation unique, permettant à la fois de remettre le travail au cœur du projet de société et de ne pas décoreller la valeur travail du revenu,
📎 la réforme de notre modèle social qui pèse aujourd’hui environ 150 milliards d’euros, pour en assurer la pérennité.
Si le « temps des tempêtes » est plutôt devant nous, il convient d’entendre ces propositions au moment de construire un projet politique à porter devant les français, avec un risque d’inflation et de hausse des taux qui ne serait pas supportable pour notre pays.
Une chose est certaine, nos niveaux de déficit budgétaire (de l’ordre de 150 milliards d’euros pour 2022), de déficit commercial (82 milliards d’euros), d’endettement (près de 3000 milliards d’euros), ne sera bientôt plus tolérés par les autres pays de l’Union européenne qui ont conduit des réformes de structure, ou par les marchés quand la BCE ne pourra plus soutenir nos besoins de financement comme elle le fait depuis de nombreux mois maintenant. Il vaut donc mieux agir avant d’y être contraint.
Les grands enjeux qui sont devant nous nécessitent de la pédagogie pour les exposer clairement aux français et avoir le courage de les mettre en œuvre pour agir de manière à éviter l’effondrement de notre système qui doit continuer à accompagner chacun, avec un effort de tous.

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