Points de vue▶️🏛▶️ Contexte politique national : Être responsable et exigeant.

6 juillet 20220
🏛 De retour au Sénat, au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement et à la veille du discours de politique générale de la Première Ministre au Sénat. Nous avons tous à travailler pour répondre aux attentes des Français, au premier rang desquelles le pouvoir d’achat avec en surplomb la revalorisation du travail qui est la seule vraie réponse durable.
🏛 La composition du Gouvernement n’est pas l’essentiel, ce qui compte ce sont les orientations et l’action. L’action responsable qui répond aux situations d’urgence, qui prépare l’avenir, qui nous libère de la bureaucratie et des normes, qui apporte des réponses différenciées au regard d’un contexte territorial singulier. Nous verrons quelles orientations fixent le Gouvernement et avec quelles actions concrètes mises en œuvre demain lors du discours du politique générale. Pour autant, notons que le premier signe envoyé à la ruralité ne manque pas d’inquiéter avec une nouvelle secrétaire d’Etat élue de la métropole toulousaine!!! Quand va-t-on enfin entendre la voix du peuple ?
🏛 J’ai pris l’initiative d’écrire sans délais à Christophe Béchu, élu de terrain, nouveau Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, pour attirer son attention sur les nécessaires réponses que nos départements attendent, que le Cantal attend, que ceux qui y vivent espèrent, avec 3 priorités urgentes en guise de signes tangibles d’infléchissement de la ligne actuelle :
📎 adapter la mise en œuvre du ZAN et assouplir les règles d’urbanisme,
📎 donner de la liberté aux communes au titre de la gestion de l’eau,
📎 garantir le maintien sur nos territoires des deux services publics essentiels (santé et éducation).
Bien sûr viendront ensuite les réponses en termes d’infrastructures et de moyens financiers.
Je lui ai fait part de ma disponibilité pour y travailler et de mon invitation à venir dans le Cantal, non pour inaugurer un équipement mais pour écouter et se rendre compte de nos vrais besoins.
🏛 Dans l’attente de sa réponse et du discours de politique générale de Mme Borne, je vous invite à construire votre propre opinion en rencontrant, en échangeant et en accédant à diverses réflexions sur notre contexte actuel.
⏸ A ce titre : Extrait de l’article de Marcel Gauchet, philosophe et historien français, paru dans Le Figaro du jour :
⏭ « Le résultat des élections législatives est une bonne ­illustration de la crise rampante qui travaille la démocratie. Le macronisme est l’exemple même, à l’arrivée, d’un parti de la concentration défensive des « élites » amenées à s’unir contre le « peuple ». Lequel « peuple » est enfermé dans des protestations « populistes » plus ou moins impuissantes, partagé qu’il est entre une dépolitisation radicale et des radicalités démagogiques antagonistes, qui ne peuvent que rester minoritaires, même à des étiages élevés. Du moins ces protestations témoignent-elles de problèmes profonds que des élites sourdes et aveugles ne veulent ni voir ni entendre, alors que ce devrait être leur rôle de les prendre à bras-le-corps. C’est ce qui fait que nous restons malgré tout en démocratie. Une démocratie contrariée, malheureuse, mais une démocratie quand même.
… Il n’y a, en l’état actuel des choses, ni crise institutionnelle ni crise de régime. Les institutions sont parfaitement capables de s’accommoder de cette cohabitation d’un nouveau genre. Ce sera un peu plus cahotant qu’à l’ordinaire, c’est tout. Par ailleurs, personne dans les forces politiques en présence n’a intérêt à provoquer une rupture débouchant sur une remise en question du régime. Personne, du reste, n’en a les moyens. Les soi-disant élites, qui n’en ont que le nom, sont disqualifiées, mais il n’y a pas de solution de remplacement. Bref, le coup d’État n’est pas à l’ordre du jour !
… Ce résultat ne me surprend pas. Autant la réélection d’Emmanuel Macron me semblait acquise d’avance, autant elle me paraissait devoir être une réélection de résignation. La forme que pouvait prendre cette résignation restait ouverte et je n’avais pas plus anticipé que quiconque celle qu’elle a prise, mais elle est cohérente avec le climat que j’observais. Nous sommes devant un changement profond du rapport des citoyens avec la politique, qui leur apparaît majoritairement comme une affaire extérieure et lointaine – d’où les progrès de l’abstention -, et non comme l’expression de ce qu’ils sont et de ce qu’ils veulent. Une affaire, de surcroît, menaçante pour la stabilité de leur monde. Dans ces conditions, l’objectif est de limiter les dégâts. Il faut un président, des gouvernants, soit. Prenons le moins pire. Macron était encore le moins inquiétant, en dépit de la détestation dont il fait l’objet dans une partie importante de l’opinion. On le connaissait, il garantissait au moins le statu quo, à la différence des aventures que promettaient chacun dans leur genre Mélenchon ou Marine Le Pen.
Après, aux législatives, le mouvement s’est poursuivi et confirmé dans la partie de l’électorat qui obéit à cette logique : pas trop de macronistes et surtout pas de mélenchonistes, les plus dangereux, sachant les limites, qui seraient celles des lepénistes. On n’a pas prêté assez d’attention à un sondage qui annonçait, au lendemain de l’élection présidentielle, qu’une majorité des Français souhaitait que Macron n’ait pas la majorité absolue au Parlement. Les spécialistes ne l’ont pas cru, trop confiants dans la prétendue « loi » selon laquelle cette majorité allait mécaniquement au président élu. Cette loi ne tient plus devant les évolutions de la société. Remarquez d’ailleurs que la non-campagne de Macron, soulignée par tous les commentateurs, a favorisé sa réélection comme président, en tant que candidat du statu quo, et a joué contre lui aux législatives, en tant que facteur d’imprévisibilité – que pouvait cacher cette discrétion ?
Sur le fond, maintenant, l’« échec » dont je parle dans mon livre est celui de la promesse initiale du macronisme : ­remettre le pays en marche en le ­sortant de l’enlisement mitterrando-chiraquien perpétué par les prési­dences Sarkozy, puis Hollande. Mais qui se souvient encore de cette promesse ? Macron a remporté l’élection, certes, mais pour faire exactement la même chose que ses prédécesseurs et entretenir le même marasme. Un marasme aggravé par le fait qu’aucune alternative crédible ne se dessine. Si c’est cela le succès, c’est un nouveau concept ! »

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