En circonscriptionRencontres au plus près des communes en Cézallier : Landeyrat, Vernols, Ségur les Villas, Montgreleix.

22 août 20220
🔶 Les sujets agricoles qui concernent tout le territoire et au-delà : sécheresse, rats taupiers, vautours, rapport à l’environnement, gestion de l’eau.
🔸La préoccupation première de tous les élus du Cézallier et plus largement de très nombreux élus comme des agriculteurs cantaliens, est la prolifération des rats taupiers. Les dégâts sont aujourd’hui considérables mettant en cause la pérennité de nos exploitations en prairie naturelle, mais désormais aussi la santé animale de nos troupeaux et la qualité sanitaire de l’eau.
🔸Dans un contexte de grande sécheresse, les quantités de fourrage ont été divisées par deux, voire parfois davantage, et d’ores et déjà les agriculteurs sont obligés de donner du foin aux animaux. La détresse est profonde et déjà certains agriculteurs vendent une partie de leur troupeau, ne pouvant plus les nourrir. Cela provoque et va provoquer encore bien davantage à l’automne, un afflux d’animaux avec un risque de baisse des cours de la viande qui se tenaient plutôt bien depuis plusieurs mois.
🔸L’AOP Salers a du être suspendue faute d’eau en montagne, l’AOP Saint-Nectaire qui bénéficie d’une belle valorisation depuis plusieurs années va être en difficulté par insuffisance de fourrage sur la zone.
Outre les questions de sécheresse qui vont appeler des réponses conjoncturelles de la part de l’Etat, mais aussi des réformes plus structurelles pour s’adapter aux évolutions climatiques, le sujet des rats taupiers nécessite aussi et enfin des réponses plus fortes et plus efficaces. Parmi celles-ci, on peut penser à :
🔸Un traitement plus fort et mieux dosé pour plus d’efficacité, en s’affranchissant momentanément de certaines règles environnementales, avec les produits aujourd’hui utilisés (ratron), voire en réintroduisant la bromadiolone.
🔸L’expérimentation de l’obligation et de la généralisation de traitement à l’échelle d’un territoire pour en mesurer l’impact avant d’envisager une généralisation.
🔸L’accompagnement financier au traitement (voir pertinence du certiphyto?) et au réensemencement.
🔸La recherche plus efficace sur le traitement : stérilisation ou autre, l’obtention de dérogation pour les éleveurs en bio, le rattrapage des retards sur le FMSE, et une moindre administration du dispositif pour plus de moyens sur le traitement.
🔸Plus largement, la vision du développement de nos territoires ruraux que certains veulent imposer inquiète et fait débat. Aujourd’hui la place faite par exemple aux animaux protégés (vautours, loups…) qui attaquent les troupeaux ne peut pas perdurer. L’homme, l’activité humaine, doivent être pris en compte dans la relation au vivant dans sa globalité et doivent être priorisés avec bien sûr des cadres de référence.
Cela vaut aussi pour la gestion de l’eau où nos référentiels doivent être reconsidérés pour répondre aux besoins que nous connaissons :
🔸Garder une liberté de gestion communale,
🔸Revoir les conditions de gestion des captages et des interconnexions,
🔸Revoir la gestion des rivières, notamment des seuils et des abords,
🔸S’engager dans la réalisation de réservoirs (retenues colinaires, bassines, réserves…) pour répondre aux besoins de l’élevage et de la sécurité incendie, par delà l’alimentation en eau potable.
Ici comme ailleurs, la relation aux administrations est souvent difficile, distante, avec une réactivité faible… Nous devons y palier au plus vite pour redonner confiance aux élus locaux et plus largement à l’ensemble de la population.
Par-delà ces questions majeures, nous avons aussi échangé sur les sujets qui suivent.
Avec Jean-Louis Verdier, Maire, et toute son équipe municipale : Françoise Vauché, Joël Labize, Alain Flagel, Serge Guittard, nous avons eu un échange très direct et constructif autour de questions d’actualité (cf. Ci-dessus), mais aussi du développement touristique, avec le vélo rail qui accueille 20.000 personnes… et des projets de la commune :
🔸le gros projet à venir d’assainissement sur la commune qui fait aujourd’hui l’objet d’un diagnostic avant d’être financé et engagé.
🔸la gestion des estives et la replantation, mais aussi les chemins de desserte.
🔸la fin de l’exploitation de la tourbe sur la commune et la remise en eau des tourbières, conformément à l’arrêté d’exploitation, qui ne peut pas être remise en cause.
🔸la rénovation d’un bâtiment communal avec une destination à affiner (la commune dispose déjà de 6 logements locatifs), peut-être en hébergement saisonnier, qui pourrait notamment être présentée en financement à la Region. Je vais suivre l’avancée de ce projet.
🔸Merci à Jean-Louis et à son équipe pour leur mobilisation et leur engagement au service d’un territoire dont le potentiel ne demande qu’à être développé.
A l’invitation de David Geneix, Maire, nous avons pu partager les préoccupations, attentes et projets de la commune en compagnie des conseillers municipaux suivants : Jean-Louis Depierre, Philippe Combes et Nicole Loubeyre.
Outre les sujets agricoles (cf. Plus haut), les principales questions abordées ont été les suivantes :
🔸les relations entre la commune et la communauté de communes doit s’affranchir d‘une approche trop liée à la population. La question des services mutualisés, tels qu’ils existaient avant au niveau du Cezallier, pourraient être sans doute étoffés pour répondre aux besoins.
🔸l’accès aux services publics n’est pas satisfaisant : perception éloignée avec un niveau de service en baisse, instruction des permis de construire, accroissement des délais de traitement, difficulté à toucher un interlocuteur dès qu’on s’éloigne des autorités préfectorales.
🔸lourdeur de gestion des crédits FEADER (voir intervention éventuelle à l’automne).
🔸projets à venir à l’église classée (intérieur de l’édifice), assainissement à revisiter…
🔸gestion du dossier Natura 2000 et des relations avec le Sigal qui restent souvent lourdes et compliquées.
🔸amélioration de la gestion forestière et du rôle de l’ONF au service des commune, aujourd’hui trop coûteux et peu efficace.
🔸l’arrivée de la fibre dans la commune, qui connaît un regain d’attractivité post Covid, est un sujet récurent. La commune non éligible à la fibre d’ici fin 2022, va pouvoir bénéficier du nouveau marché mis en place à l’échelle de la régie Auvergne numérique avec les financements de l’Etat, de la Région et du Département, pour être enfin desservie au plus tard fin 2025 (voir post précédent).
🔸Merci encore à David pour son engagement et la nature de la relation qu’il sait construire avec ses interlocuteurs, et à son équipe, pour leur accueil et la qualité de notre échange.
Avec Gilles Amat, Maire de Segur les Villas, nous avons fait un large tour d’horizon des questions qui s’offrent à sa commune. En présence des adjoints et conseillers Robert Flagel, David Escourolle, Aurélie Lyonnet, Joël Chabrier, Michel Cuzol, nous avons abordé les sujets en lien avec le Sénat comme avec la Région.
La commune de Ségur les Villas compte 15 exploitations, 220 habitants et plusieurs entreprises artisanales et commerciales. Un projet de restructuration par un privé de l’hôtel restaurant de la Santoire est en cours de réflexion. Outre les questions déjà évoquées ci dessus, les point suivant ont été abordés :
🔸 les questions en lien avec le Parc des Volcans et l’association Auvergne Estives, la commune ayant communalisé l’ensemble de ses biens de sections. Ce sujet est en lien avec la vision de la ruralité et de la gestion de son espace.
🔸après un Bonus Relance de la Region pour l’aménagement d’un quartier, un nouveau dossier a été déposé pour accueillir un cabinet infirmier et aménager un logement. Ce projet doit faire l’objet d’un engagement au titre du Contrat Region. D’autres projets autour des économies d’énergie sur les bâtiments communaux ou de l’extension de la supérette du village pourraient venir dans les années futures. Ces projets seront examinés avec la plus grande bienveillance.
🔸 l’assainissement de la commune a été réalisée : réseau et station, et ne nécessite plus qu’une surveillance.
🔸En revanche, la question de l’eau est prégnante avec une protection de captage en cours, une extension de réseau sur un village en cours aussi, et un projet d’interconnexion pour éviter d’avoir une unité par village (ou presque) au regard des difficultés à protéger certains captages. Ce projet est lourd et n’est pas certain de trouver un financement suffisant. Ces questions entrent dans la préoccupation de la commune de garder la maîtrise de son développement au niveau de l’eau, comme de l’urbanisme, et donc de disposer de la capacité financière et juridique à agir. La mise en œuvre du PLUI et les perspectives de la ZAN inquiètent beaucoup à ce titre. Nous avons largement évoqué les possibilités d’assouplissement aujourd’hui existantes et celles sur lesquelles le Sénat travaille pour redonner aux communes du pouvoir et regagner la confiance de chacun.
🔸la gestion du Jolan et de la Gazelle, réserve naturelle régionale, nécessite une approche sans doute plus pragmatique et plus proche des acteurs de terrain pour être efficace et comprise. Je partagerai cette préoccupation avec le nouveau vice-Président de la Region en charge de l’écologie positive pour avancer de concert.
🔸nous avons abordé nombre d’autres questions du quotidien, des finances publiques, ou de vision globale de la ruralité avec une parfaite convergence de vue. Je ne manquerai pas de continuer à porter ces messages et à défendre notre mode de vie qui ne doit pas être remis en cause par une vision métropolitaine de l’environnement.
🔸Merci à Gilles et à son équipe municipale jeune et active pour leur engagement au service de leur commune et de ceux qui y vivent, avec la volonté d’en maîtriser le développement.
🔶 #montgreleix : Fête de l’Aiguade.
C’est avec grand plaisir que j’ai répondu à l’invitation de Jean Mage, Maire de Montgreleix, à l’occasion de la 20ème foire de l’Aiguade, pour vivre une fête de l’estive en Cezallier.
J’y ai notamment retrouvé Valérie Cabecas, Jocelyne Mansana, Maire de la Godivelle et Vice-Présidente du Parc des Volcans, et notre Évêque de Saint-Flour, Didier Noblot, mais aussi de nombreux visiteurs, du cru ou touristes, venus partager ce bon moment de convivialité autour de valeurs qui nous sont chères et de la Salers, dans une commune au charme incomparable entre Sancy et Monts du Cantal.
🔸En marge de la manifestation et du repas partagé, nous avons aussi pu évoquer les projets de la commune : extension des chambres de l’auberge en particulier, sur lesquels la Région pourra se mobiliser comme elle l’a déjà fait sur plusieurs projets de la commune.
🔸C’est toujours une joie de se retrouver à Montgreleix avec l’authenticité de cette commune, la plus élevée du Cantal, et de son Maire avec qui j’ai eu plaisir à partager cette fête et la belle communion qu’elle permet.
Rendez-vous est pris pour l’automne afin de poursuivre le montage des projets à venir.
🔸Merci à Jean et à tous les bénévoles pour cette belle fête.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Contact permanence
04 71 64 21 38
1 rue Pasteur, 15000 Aurillac
Contact
04 71 64 21 38
1 rue Pasteur, 15000 Aurillac