En circonscriptionPréparer les mobilités pour la décennie à venir.

30 juin 20220
🔵 Je suis intervenu en session régionale ce matin, en qualité de Président de la commission transports, pour rappeler les enjeux des engagements pris par la Region en matière de mobilité, avant la présentation en fin d’année ou au début de la prochaine de la feuille de route des mobilités positives 2035. Je me félicite de l’engagement de la Région dans ce qui constitue notre premier budget (1,5 milliards d’euros au total), sous l’impulsion en particulier de mon collègue, Vice-Président Frédéric Aguilera.
💬 « Si le rapport soumis au vote aujourd’hui ne fait, entre guillemets, « que » préparer les futures orientations, il offre l’occasion de rappeler notre ambition politique en matière de mobilité.
Avec 200 000 voyageurs par jour, 1500 trains et 700 cars qui circulent chaque jour sur le réseau, notre Région est l’autorité organisatrice du plus grand réseau de transport TER (hors Ile-de-France) dont elle finance le fonctionnement à hauteur de 550 millions d’euros chaque année.
Depuis 2016, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a pris à bras le corps son rôle d’autorité organisatrice des transports, en doublant notamment le niveau d’investissement dans le matériel et les infrastructures ferroviaires et routières, passant de 613 M€ en 2017 à 1,1 milliard d’euros en 2020.
Tout au long du précédent mandat, et encore aujourd’hui, la Région a su nouer une relation de confiance avec la SNCF mais néanmoins marquée par le sceau de l’exigence, qui ont parfois fait l’objet d’échanges francs et directs, mais toujours dans l’intérêt des usagers.
Ce haut niveau d’exigence de la Région a abouti à l’adoption, dès 2017, d’une convention avec la SNCF visant à améliorer significativement l’accessibilité, la qualité et la régularité du réseau TER, et à mener des actions concrètes pour sécuriser nos lignes, réduire l’emprunte carbone et améliorer la qualité de l’air.
Nous avons également obtenu une amélioration nette de la ponctualité avec la mise en place de pénalités pour la SNCF en cas de retard des trains. Résultat : moins 23 % de TER en retards par rapport à 2015 (à cette époque, la Région était la 2ème de France subissant le plus de retards de TER…).
Nous avons aussi obtenu une forte baisse des trains supprimés, la sécurisation des passages à niveaux, la création d’un centre régional de sécurité des transports, une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap, et bien sûr un plan de sauvetage des petites lignes, qui a permis de sauver 830 kilomètres de voies ferrées menacés de fermeture en 2015.
Le moins que l’on puisse dire est que ces batailles n’étaient pas gagnées d’avance et témoignent du volontarisme de notre collectivité, insufflé par notre Président Laurent WAUQUIEZ, qui ne lâche rien lorsqu’il s’agit de défendre nos habitants.
Certains ont pu vous objecter des méthodes radicales avec la SNCF mais je crois au contraire que c’est en faisant preuve de fermeté face parfois à des interlocuteurs « approximatifs » que nous pouvons avancer. J’ai eu l’occasion de m’en expliquer dans un autre cadre (Cf. mon Rapport sénatorial), notre système ferroviaire, basé sur un haut niveau de redevance, nécessite une remise en cause profonde dans l’intérêt des usagers, même le Président Farandou vient de le reconnaître.
Pour autant, là où bon nombre de régions se sont jetées tous azimuts dans l’ouverture à la concurrence, pensant que les problèmes se règleraient d’eux-mêmes ; vous avez, au contraire, opté pour la solution du dialogue ferme mais efficace.
Le problème n’étant pas tant l’opérateur, qu’il soit public ou privé, mais bien la qualité du service public que l’on attend, les objectifs que l’on fixe et le suivi que l’on opère au quotidien. La confiance n’excluant pas le contrôle.
De ce point de vue-là, notre collectivité sait ce qu’elle veut, sait où elle va et n’a pour boussole que la satisfaction de nos habitants, qui doivent pouvoir se déplacer facilement en TER et dans les meilleures conditions de voyage possibles.
Les négociations relatives au futur contrat d’exploitation pour la décennie à venir avec la SNCF, seront encore une fois menées avec exigence car tournées vers les intérêts des usagers et futurs usagers. La décision que nous prenons aujourd’hui repousse à la date limite la plus éloignée l’effectivité de l’ouverture à la concurrence. Ce contrat dont les modalités seront négociées avec la SNCF permettra la mise en œuvre des futures dispositions d’allotissements et le détachement progressif de services.
Nous continuerons d’investir dans des trains plus grands, plus confortables et plus modernes.
Nous continuerons à sécuriser nos lignes.
Nous continuerons à nous battre pour sauver des petites lignes ferroviaires essentielles au désenclavement de nos territoires.
C’est d’ailleurs dans ce même état d’esprit que s’inscrit notre démarche volontariste d’une possible prise en charge d’infrastructures routières d’intérêt national sur notre territoire régional. Ce dispositif vise à lever des freins et apporter de la souplesse pour la réalisation de travaux de modernisation sur les voies revêtant notamment un caractère prioritaire pour le territoire.
Nous avons toujours clairement affiché notre volonté d’être un acteur proche de nos territoires, qui œuvre au quotidien pour un développement équilibré du territoire régional, pour le désenclavement de nos secteurs ruraux, pour améliorer le maillage et la complémentarité entre les différents modes de transport, et répondre ainsi aux attentes locales. N’oublions pas que nombre de nos concitoyens n’ont pas le choix de leur mode de transports.
L’expérimentation de la mise à disposition du réseau routier national non concédé pour 8 ans et le transfert de la maîtrise d’ouvrage d’opérations d’aménagement sur des itinéraires d’intérêt régional identifiés dans le SRADDET, vont dans le bon sens. Celui de la proximité et de l’efficacité régionale. »
🔵 Cette décision, sur son volet routier, peut permettre à la Région de prendre la main sur la RN122 dans le Cantal pour en accélérer les travaux et en conséquence l’ouverture du département. Je m’en réjouis sans être naïf quant aux conditions dans lesquelles l’Etat sera susceptible de transférer cette compétence de manière expérimentale (moyens financiers et état d’avancement des études).

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