Points de vueLectures de week-end ou comment aider à construire sa propre pensée.

31 mai 20220
✍️ Je partage deux articles très différents mais au final complémentaires qui permettent d’éclairer la réflexion politique et personnelle de chacun.
✍️ Christian Saint-Étienne, comme d’autres économistes avant lui, nous rappelle quelques éléments de bon sens. La base de toute politique économique c’est le travail. Seule la production à partir de notre travail, la quantité de travail produite, peut ensuite permettre une politique sociale, une politique de redistribution, sur laquelle nous pouvons ensuite opérer des choix politiques éventuellement différents. Et pour lesquels notre pays est déjà plutôt en pointe.
Nous devons davantage travailler pour produire davantage de richesse, c’est le seul moyen de maintenir, voire de développer, notre capacité à soutenir un niveau de dépenses publiques élevé. Les 35 heures demeurent notre « drame » national, retrouver le sens de la valeur travail doit être notre priorité nationale. La question de l’âge de départ à la retraite est en débat et pourtant là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est le temps de travail produit au cours de la vie, c’est à dire la durée du travail et la durée de cotisation, pas l’âge de départ qui n’en est que la conséquence. L’essentiel est la productivité pour mettre un terme au drame national qu’est le déficit de notre balance commerciale. Si nous réglons cela, nous réduirons nos déficits, nous rémunérerons mieux le travail, nous maintiendrons notre protection sociale, nous retrouverons notre souveraineté industrielle et agricole pour éviter d’importer de l’inflation. C’est ainsi que nous répondrons durablement à la question du pouvoir d’achat pour tous.
✍️ Charles Wright quant à lui nous invite à renouer avec la nature et fait l’éloge de notre Massif Central, « dernière enclave de silence, de beauté, de liberté ». Il nous rappelle l’importance du monde rural dont il affirme avec justesse que « l’agonie est une perte tragique ». Chacun peut faire son chemin, mais il nous montre combien le vivant est essentiel, comme un contrepoint à cette valeur travail qui nourrit l’homme, mais qui ne saurait le réduire à cette seule composante. Car enfin, il y a un besoin de transcendance, de sens, même s’il faut aussi et d’abord répondre aux besoins essentiels de chacun.
Éloge de la marche et de l’optimisme, valeur de la relation à l’autre en toute authenticité, dans le « Chemin des estives », on s’émerveille de la beauté des paysages du Massif Central aussi bien que de la bonté des habitants rencontrés. Il nous encourage à préserver notre part d’enfance, notre capacité d’étonnement et de dimension collective qui dépasse les réponses individuelles qui ne peuvent faire société.
✍️ Cela va nourrir les propositions que je dois construire pour les présenter au Sénat, autour d’une nouvelle approche de l’aménagement du territoire, qui me semble désormais plutôt devoir être un nouvel équilibre du vivant, organisé autour des femmes et des hommes qui sont la plus belle part de ce vivant.

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