Au SénatL’actualité en séance et en commission au Sénat en Février.

19 février 20210

Au delà de mon propre engagement que j’ai décrit par ailleurs, le Sénat développe son activité législative en séance et en commission. Vous trouverez ci-dessous quelques focus sur des sujets d’actualité et leurs états d’avancement.

En Séance.

Covid-19 : de la « drôle de guerre » au « rouleau compresseur épidémique ».

Un an après le début de l’épidémie en France, les sénateurs ont dressé un premier bilan de la crise du Covid 19 et de sa gestion par le gouvernement. Face au constat de certaines défaillances, dysfonctionnements, mais également de désarroi et de colère des soignants et de la population française, la commission d’enquête a formulé un certain nombre de propositions pour pallier ces dysfonctionnements  :

-Le renforcement du pilotage des urgences sanitaires avec, par exemple, la définition d’un plan pandémie ou la répartition des responsabilités entre Santé Publique France et sa tutelle.

-L’assurance d’une gestion au plus près du terrain.

-La sécurisation des gestions de stocks stratégiques avec la définition d’un « stock de crise » dans chaque établissement de santé et médico-social.

-La sécurisation de la prise en charge des plus vulnérables avec l’évaluation des impacts sanitaires d’un report de soins.

synthèse du rapport : http://www.senat.fr/rap/r20-199-1/r20-199-1-syn.pdf

 

Malaise étudiants : quand la politique du « quoiqu’il en coûte » a négligé les campus.

Le Sénat a pris à bras le corps la question de la détresse des étudiants, frappés de plein fouet par les conséquences de la crise du Covid. Ces derniers mois, 20 % des jeans ont eu recours à l’aide alimentaire ; la moitié des étudiants déclarent des difficultés à payer leurs repas et leur loyer, qui représente 70 % de leurs budget. Sur 70000 étudiants, 43 % déclaraient des troubles de santé mentale, comme de l’anxiété ou de la dépression.

Les sénateurs ont écouté les déclarations compulsionnelles du Gouvernement qui s’alarme du mal vivre des étudiants. Ces derniers lui ont rappelé que la pandémie n’en n’est pas l’unique cause. Dans les universités, comme à l’hôpital, la crise sanitaire est révélatrice d’une désorganisation chronique qui a fragilisé l’ensemble du service public de l’enseignement supérieur.

Les mesures palliatives prises par le Gouvernement ne sont pas suffisantes. Les valses-hésitations et les changements réguliers épuisent tout le monde. Les étudiants ont besoin de retrouver leurs amphithéâtres et leurs professeurs.

De nombreux sénateurs ont également appelé le gouvernement à faire confiance aux collectivités locales pour prendre en compte, au plus près du terrain, les difficultés économiques et agir en conséquence.

Les nouvelles formes de commerce : le Sénat prépare l’avenir.

La commission des affaires économiques du Sénat a adopté le rapport du groupe de travail sur les nouvelles formes de commerce. les 14 recommandations dans le lien suivant : http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_eco/Essentiel-Nouvelles formes du commerce.pdf

 

Questions à Christian CAMBON, Sénateur du Val-de-Marne,

Président de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat.

 

Pourquoi avoir demandé l’organisation d’un débat au Sénat sur l’Opération Barkhane ?

La France est engagée au Sahel depuis 8 ans avec l’envoi de 5100 soldats. Nous y avons déjà payé un lourd tribut avec 55 morts et des centaines de blessés graves. Or, dans le même temps le Parlement n’avait jamais eu l’occasion de débattre de l’opération Barkhane. C’est donc l’honneur du Sénat d’avoir contribué par ce débat, à mieux comprendre la finalité de cette intervention française contre le terrorisme en Afrique.

La France peut-elle aujourd’hui retirer ses soldats comme le réclament certains ?

Tant que le forces armées maliennes et celles des pays du G5 Sahel ne sont pas en mesure d’assurer par elles-mêmes la sécurité de cette région, ce serait une grave erreur de rapatrier nos forces, car elles seraient immédiatement remplacées par des éléments djihadistes qui installeraient à coup sûr à Bamako, et peut-être au delà, un régime islamiste incompatible avec la sécurité et le développement de l’Afrique.

Quelle sera l’issue de cette crise ?

Dans ce genre de conflit asymétrique il n’y a jamais de solution purement militaire. Il faut que les forces politiques maliennes réussissent à organiser la réconciliation nationale en faisant revenir l’Etat dans toutes les provinces qu’il a abandonnées. Quant à la France et à l’Europe, elles doivent se mobiliser pour assurer une aide au développement mieux ciblée et qui contribue à offrir aux populations l’éducation, la santé et les conditions de vie auxquelles elles aspirent.

 

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