Points de vueLa ruralité n’a pas besoin d’être encore davantage méprisée.

19 septembre 2022
👉 Le combat pour la ruralité, son développement, sa modernisation, son attractivité, ses services publics, ses infrastructures… est au cœur de mon engagement, comme de celui de nombre d’élus de nos territoires ruraux.
👉 Alors que la reconquête de cette ruralité, qui a cruellement manqué de vision politique pendant des années, est aujourd’hui possible, j’ai été sidéré par les déclarations du Président de la République devant les Préfets cette semaine.
👉 En effet, le président a indiqué vouloir « intégrer beaucoup plus vite et beaucoup mieux celles et ceux qui ont même un titre provisoire par la langue et par le travail ». « Notre politique, aujourd’hui est absurde » car elle « consiste à mettre des femmes et des hommes qui arrivent, qui sont dans la plus grande misère » dans les quartiers les plus pauvres, a-t-il souligné. Il a donc insisté devant les préfets sur une meilleure répartition des étrangers accueillis sur le territoire « par les règles et par l’intelligence collective », notamment dans les « espaces ruraux, qui eux sont en train de perdre de la population », et où « nous devrons fermer des classes, vraisemblablement des écoles et des collèges ». Dans ces régions, « les conditions de leur accueil seront bien meilleures que si nous les mettons dans des zones qui sont déjà densément peuplées, avec une concentration de problèmes économiques et sociaux massifs », a-t-il plaidé, en évoquant également une politique « d’apprentissage plus rapide du français, d’investissement dans la formation professionnelle ».
👉 Cette vision de la ruralité, comme de l’immigration d’ailleurs, est presque insultante pour les français. D’abord parce que chacun doit rester libre de son action locale et que la ruralité n’est pas un sous-territoire ni pour les immigrés, ni pour ceux qui y vivent, ensuite parce que le problème de l’immigration en France n’est pas celui d’une répartition territoriale mais d’un contrôle et d’une régulation de celle-ci.
Nous accueillons déjà de nombreux étrangers de manière choisie et humaine, mais nous refusons de devenir une réserve où on les parquerait!
👉 Je partage l’édito de Vincent Tremolet de Villers dans Le Figaro du jour qui éclaire bien la question.
👉 Au moment où nous nous battons pour la prise en compte de quelques sujets majeurs pour notre ruralité : services publics, écoles, santé, eau, ZAN…, nous renvoyer cette vision de la ruralité est cruel et méprisant. Il semble que pour certains nous ne soyons destinés qu’à accueillir les migrants pour soulager les banlieues et les éoliennes pour éclairer les urbains!…
La ruralité sous territoire de la France, c’est NON ! Nous allons nous battre contre cette absurdité insultante !
Décidément le Président n’a rien entendu du message envoyé par nos territoires lors des dernières élections…
Contact permanence
04 71 64 21 38
1 rue Pasteur, 15000 Aurillac
Contact
04 71 64 21 38
1 rue Pasteur, 15000 Aurillac