En circonscriptionDialogueS en TerritoireS CantalienS : troisième étape à Ruynes-en-Margeride.

14 mars 20220
🌀Troisième rendez-vous ce samedi en territoires cantaliens autour d’une quinzaine de Maires à l’échelle d’un ancien canton ou d’un EPCI, pour permettre un véritable temps de dialogues et d’échanges. Une vingtaine de rendez-vous de ce type seront organisés d’ici l’automne.
🌀Dans le contexte de la crise internationale dont chacun craint une escalade incontrôlable et dont nous voyons tous déjà les drames humains qu’elle provoque, nous devons plus que jamais défendre notre modèle démocratique et notre mode de vie qui répond aux aspirations de ce siècle, à condition qu’on nous laisse les possibilités de nous développer bien sûr. C’est important de le partager et de le rappeler. Nous avons largement débattu autour de ces enjeux avec les élus présents car cela a une résonance directe avec notre quotidien, que ce soit autour de l’accueil de réfugiés dans nos communes, qu’au regard des incidences sur le quotidien de chacun. La solidarité nationale est bien sûr de mise en pareille circonstance et je m’y inscris pleinement.
La période actuelle suscite en effet des inquiétudes quant nos capacités à faire (augmentation des coûts), à se projeter, à revoir un modèle qui semble à bout de souffle. Nous devrons avoir ce débat démocratique pour permettre des choix éclairés et courageux, en renforçant l’anticipation de l’action publique.
🌀 Merci aux Maires : Bernadette Resche, Gilles Bigot, Joël Brun, Francois Odoul, Olivier Reversat, Bernard Jean, Romuald Riviere, Jean-Marc Boudou, Jean-Jacques Monloubou et Céline Charriaud (conseillers départementaux), mais aussi à Thierry Robert, Hervé Baguet, Marc Magenties, Gérard Delpy et Amandine Batifoulier adjoints de ces différentes communes, d’avoir répondu à mon initiative qui s’inscrit pleinement dans mon engagement de proximité au service des communes, de leurs élus et des Cantaliens.
🌀Engager un dialogue direct, dans un cadre convivial, dans un bar ou restaurant de la commune (chacun muni de son Pass Vaccinal), autour des attentes exprimées par les Maires et de leurs préoccupations du quotidien est au cœur de ce temps d’échange d’environ 2h30.
Merci à l’auberge des Volpilières à Trailus de Ruynes, et à Jean-Luc Lombard, pour l’accueil et le cadre.
🌀Bien sûr nous avons abordé les incontournables suivants :
🔹Principaux enseignements de la loi 3DS,
🔹ZAN, urbanisme et gestion de l’eau,
🔹Services publics : santé, éducation, mobilité, très haut débit, téléphonie et Poste,
🔹Enjeux de la ruralité et de son attractivité : énergie, agriculture, économie, fiscalité, habitat…
🔹Finances communales, avenir des ZRR, nouveautés du PLF 2022 et perspectives à venir,
🔹Financements des investissements : DETR, contractualisation, aides régionales, nouveaux programmes européens …
🔹Simplification.
🌀L’élaboration du PLUI constitue un vrai enjeu pour lequel j’ai rappelé le cadre de mise en œuvre au titre d’une limitation de l’artificialisation des sols qui est nécessaire à l’échelle nationale mais ne doit pas nous empêcher de nous développer. En particulier chacun doit rappeler son attachement au cadre réglementaire des 5 habitations existantes pour construire et non accepter les 10 parfois proposées. La loi littoral crée en outre des contraintes supplémentaires autour du barrage. L’accès à la santé et à l’éducation sont aussi des sujets essentiels sur lesquels nous ne pouvons plus rien lâcher. La mobilité est aussi un sujet essentiel (à noter à ce titre que le règlement des transports scolaires dans le Cantal autorise la prise en charge, si des places libres existent, d’un public non scolaire). Le lien communes / intercommunalite et surtout le transfert de la compétence de l’eau a été au cœur des débats.
Garder l’initiative aux communes, ou à minima aux syndicats intracommunautaires, est une volonté des élus locaux qu’il faut respecter dans l’intérêt de la qualité et du coût du service pour les usagers. Si un travail partenarial est nécessaire, il doit se faire dans le respect des décisions locales. Le travail engagé aujourd’hui par le département et la communauté va dans ce sens, dans l’attente de la publication des décrets à venir précisant les modalités de mise en œuvre de la loi 3 DS, que je n’ai pas votée car elle maintient la date de transfert obligatoire en 2026.
Le travail engagé, notamment sur le syndicat des eaux chaliers-Lorcieres-Clavieres, doit pouvoir se poursuivre de manière volontaire et déterminée.
Les enjeux touristiques forts pour la Margeride et la Vallée de la Truyère, nécessitent des actions concertées et des moyens conséquents : valorisation, hébergements, gestion des campings municipaux, accueil touristique, gestion des dossiers « Avenir Montagne », inscription au CPER des grands lacs…
La valorisation de la forêt et de la filière bois constitue un véritable enjeu pour ce territoire, et pour le Cantal lus largement, qui veut se doter Danube charte forestière et à la chance d’avoir une entreprise dynamique et en développement qu’il convient d’accompagner.
La question de la fibre sur le territoire suscite aussi encore des attentes.
🌀Les besoins de financements des projets communaux doivent aussi continuer à trouver des réponses en complément des dossiers structurants. Cela fait partie de mes engagements. Plus encore, le sentiment d’être éloigné, insuffisament pris en compte, de devoir toujours agir sous la pression, doit être combattu, c’est tout le sens de mon appui de proximité et du lien que je cherche à établir avec les autorités préfectorales par exemple.
Nous avons pu balayer de nombreux projets essentiels pour les communes qui doivent être pris en compte en particulier par l’Etat : adduction d’eau, assainissement, voirie, école, logements … Autant de dossiers que je m’engage à suivre et à soutenir dans le cadre d’un montage des dossiers de demande de subvention toujours plus ardu pour des élus locaux dépourvus de véritables moyens pour le faire.
La question du financement de Natura 2000 est en attente de réponse pour permettre la poursuite du travail engagé.
Nous avons aussi rapidement évoqué les nouveaux programmes de soutien de la Region et les futurs fonds européens.
🌀J’ai particulièrement souligné l’importance de ne pas s’autolimiter dans les documents d’urbanisme en rappelant le cadre de référence régional, la démarche visant à extraire des surfaces de référence les bâtiments agricoles, en agissant dans le cadre législatif actuel et en cherchant à le faire évoluer demain. Il convient aussi de faire preuve de détermination pour lutter contre l’implantation d’éoliennes contre l’avis des maires sur nos territoires emblématiques, ou encore pour défendre nos écoles et nos collèges.
J’ai remis à tous les participants quelques documents de synthèse sur ces sujets essentiels en réaffirmant ma disponibilité pour accompagner les projets de chacun.

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