En circonscriptionDes investissements dans le Cantal… Des compléments de solutions à apporter.

22 avril 20210
▶️ 313 dossiers d’investissement ont été déposés par les collectivités cantaliennes pour bénéficier de la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (DETR) pour un cumul d’investissement prévu de près de 50 millions d’euros.
▶️ Au total ce seront près de 11,5 millions d’euros qui seront injectés par l’Etat, conformément au vote du Parlement, pour soutenir les projets du Cantal: rénovation de bâtiments, voirie communale, adduction d’eau potable et assainissement, projets économiques, rénovation d’écoles et divers projets publics… L’essentiel de ces investissements bénéficiera aux entreprises cantaliennes. La réunion des élus qui a émis un avis sur les dossiers s’est réunie vendredi 16 avril. Les propositions des services de l’Etat et en particulier du Préfet sont largement partagées. Ces crédits seront en outre abondés par la Dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) qui cette année est triplée (9 millions d’euros) pour accompagner la relance et la transition énergétique. Le travail de parlementaire a permis d’ajuster au mieux des besoins les crédits disponibles.
▶️ Si l’investissement public est un excellent levier pour le développement économique local, il ne saurait être le seul. La sortie de crise sanitaire, que chacun espère le plus rapide possible, va immanquablement s’accompagner de difficultés économiques et sociales que les mesures d’urgence ont masqué ou différé. Or les entreprises ont aussi besoin d’investir. Certaines le font déjà avec des soutiens conséquents, mais d’autres ne pourront à la fois faire face au remboursement des Prêts Garantie par l’Etat (PGE) et engager de nouveaux projets. De même, le niveau d’endettement général, public et privé, ne peut qu’inquiéter et il faudra enfin s’intéresser aux fonds propres des entreprises pour disposer de bases solides et pérennes. A ce titre, les initiatives nationales ou régionales autour des prêts participatifs ou des fonds souverains régionaux sont à saluer mais ne sont pas suffisantes. Les PGE doivent pouvoir être transformés en fonds propres, ou même en subventions pour les plus petites entreprises. J’ai déjà interpellé le Ministre des finances, de l’économie et de la relance sur cette question et travaille à une proposition de loi pour tenter de faire prospérer cette idée.
▶️ Pour l’économie cantalienne, par-delà l’investissement public, 3 grandes priorités doivent trouver des réponses de manière urgente:
1️⃣ La valeur ajoutée dégagée par l’ensemble du secteur productif (industrie, artisanat, agriculture) doit être accrue pour générer davantage de richesse locale. C’est le sens de plusieurs initiatives en cours (matériel de déneigement, microbiote, logistique, matériel de laboratoire, secteur du luxe, …), c’est aussi le besoin historique de l’agriculture et de l’agroalimentaire (les actions engagées sur la PAC et sur la réforme de la loi Egalim vont dans ce sens), c’est enfin la question de la croissance des entreprises artisanales qui peuvent passer le cap de la TPE.
2️⃣ La structuration des filières ou des pôles de compétitivité (économie du vivant, tourisme,..) doit être encore renforcée, incluant formation, recherche, transfert de technologies et innovation. Cette orientation va souvent de pair avec une internationalisation de leur action et la nécessité de lever des fonds. Ce pourrait être une priorité du prochain CPER en cours de négociation.
3️⃣ Le besoin de plus en plus prégnant et dans des domaines de plus en plus nombreux de compétences, de personnels disposant de qualifications très diverses. Cette question est désormais une inquiétude forte et un véritable frein au développement. Toutes les entreprises recherchent et les demandeurs d’emplois sont peu nombreux.
▶️ Cette dernière question, avec celle de la relocalisation d’activités industrielles sur notre territoire dont la crise Covid nous a fait prendre conscience, doit mobiliser tous les acteurs publics pour trouver des solutions. Aujourd’hui la déconnexion est grande entre la présence de la population et l’existence des emplois. Il faut sans doute imaginer des mesures fiscales qui s’adressent au moins autant aux personnes qu’aux entreprises pour y répondre et de nouveaux contrats territoriaux, mais aussi sans doute une politique sociale plus responsabilisante et différenciant davantage le revenu du travail et celui de l’assistance.
▶️ Soyons conscients aussi que par delà les investissements réalisés, les deux attentes majeures auxquelles nous devons répondre pour renforcer notre attractivité sont:
1️⃣ Les infrastructures de réseaux nous permettant de nous connecter aux métropoles : route, chemin de fer, avion, téléphonie mobile, très haut débit….
2️⃣ Les services offerts à la population au premier rang desquels figurent l’éducation et la santé.
▶️ Investir, s’ouvrir et offrir des services restent les clés du développement et de l’attractivité.

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