
Dans le contexte de la crise internationale, au lendemain de lâĂ©chĂ©ance prĂ©sidentielle, nous devons plus que jamais dĂ©fendre notre modĂšle dĂ©mocratique et notre mode de vie, celui de la ruralitĂ©, qui rĂ©pond aux aspirations de ce siĂšcle, renforcĂ©es par la crise sanitaire, Ă condition quâon nous laisse les possibilitĂ©s de nous dĂ©velopper bien sĂ»r. La reconquĂȘte dĂ©mographique et lâattractivitĂ© passent par des rĂ©ponses concrĂštes : services, logements, emplois, infrastructures⊠pour rĂ©ellement rĂ©pondre Ă ces enjeux forts. Câest important de le partager et de le rappeler. Jâai pu rĂ©affirmer mes convictions de dĂ©centralisateur autour dâune organisation devant garantir les libertĂ©s locales et lâautonomie fiscale.
La pĂ©riode actuelle suscite en effet des inquiĂ©tudes quant Ă nos capacitĂ©s Ă faire (augmentation des coĂ»ts), Ă se projeter, Ă revoir un modĂšle qui semble Ă bout de souffle, victime dâune inflation qui inquiĂšte.
La place des communes dans notre dĂ©mocratie de proximitĂ© soit ĂȘtre rĂ©affirmĂ©e avec force.

Merci aux Maires :
Philippe Rosseel,
Christophe Soulier, Jean Rongier, Colette Ponchet-Passemard, André Tronche, Luc Lescure, Claire Andrieux-Janetta, Gilles Amat, David Geneix,
AurĂ©lie Bresson (par ailleurs ConseillĂšre dĂ©partementale) et Ă
Chabrier Gilles, Conseiller dĂ©partemental, mais aussi Ă
Eric Viala, adjoint Ă Allanche, GĂ©rard Rivoire et Pierrick Robert, adjoints Ă Saint-Saturnin, dâavoir rĂ©pondu Ă mon initiative qui sâinscrit pleinement dans mon engagement de proximitĂ© au service des communes, de leurs Ă©lus et des Cantaliens. Jean-Louis Verdier, Maire de Landeyrat, nâa pu se libĂ©rer pour ĂȘtre prĂ©sent et a Ă©tĂ© excusĂ©.

Engager un dialogue direct, dans un cadre convivial, autour des attentes exprimĂ©es par les Maires et de leurs prĂ©occupations du quotidien est au cĆur de ce temps dâĂ©change dâenviron 2h30.
Merci au bar le Mercoeur, Ă deux pas de la mairie dâAllanche, de nous avoir bien accueilli dans une ambiance conviviale.

Bien sûr nous avons abordé les incontournables suivants :

Principaux enseignements de la loi 3DS,

ZAN, urbanisme et gestion de lâeau (financement et exercice de la compĂ©tence),

Services publics : santĂ© (prioritĂ© absolue pour laquelle jâai pu rappeler mon action), Ă©ducation (lâexemple volontariste du collĂšge dâAllanche montre que des Ă©volutions positives sont possibles et sur ce plan nous ne pouvons plus rien lĂącher), mobilitĂ©, trĂšs haut dĂ©bit (lâincomprĂ©hension des communes non encore desservies devient grande et les explications ne suffisent plus, seule lâaction concrĂšte pourra rĂ©pondre aux attentes), tĂ©lĂ©phonie,

Enjeux de la ruralitĂ© et de son attractivitĂ© : Ă©nergie, agriculture, Ă©conomie, fiscalitĂ©, habitatâŠ

Finances communales, autonomie fiscale, avenir des ZRR, nouveautés du PLF 2022 et perspectives à venir,

Financements des investissements : DETR, contractualisation, CRTE, nouveau cadre des aides rĂ©gionales, augmentation des prix dans tous les appels dâoffre âŠ

La question des transports scolaires et la rĂ©activitĂ© des rĂ©ponses de la Region en lien avec les communautĂ©s de communes a Ă©tĂ© abordĂ©e. Le cadre des contraintes a Ă©tĂ© rappelĂ© selon les situations rencontrĂ©es mais aussi la volontĂ© partagĂ©e dâamĂ©liorer autant que possible la rĂ©activitĂ©. Le nouveau cadre contractuel avec la Region a aussi Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©.
La question des dĂ©chets (collecte et traitement) a aussi Ă©tĂ© au cĆur des Ă©changes, lâĂ©volution des coĂ»ts et le risque de baisse du niveau de service inquiĂštent dans ce domaine comme dans dâautres.
La question énergétique et le maillage du territoire en bornes électriques pour répondre aux enjeux des véhicules électriques ont été rappelés avec les engagements du Département et le soutien de la Region.
Le sujet de la RD16, fermĂ©e suite Ă un glissement de terrain, ayant aussi entraĂźnĂ© la fermeture de la salle polyvalente et du camping de Saint-Saturnin, reste un sujet sensible sur le secteur. Une Ă©tude en cours devrait permettre de disposer bientĂŽt dâĂ©lĂ©ments techniques objectifs pour envisager des rĂ©ponses adaptĂ©es.
Le transfert de la compĂ©tence de lâeau a Ă©tĂ© au cĆur des dĂ©bats. Garder lâinitiative aux communes, ou Ă minima aux syndicats intracommunautaires, est une volontĂ© des Ă©lus locaux quâil faut respecter dans lâintĂ©rĂȘt de la qualitĂ© et du coĂ»t du service pour les usagers, mĂȘme sâil convient de laisser la possibilitĂ© Ă ceux qui le souhaiteraient de sâappuyer sur les communautĂ©s de communes. Des dĂ©cisions seront Ă prendre en fonction de stravaux en cours conduits par le Conseil dĂ©partemental et plus encore de la publication des dĂ©crets Ă venir prĂ©cisant les modalitĂ©s de mise en Ćuvre de la loi 3 DS, que je nâai pas votĂ©e car elle maintient la date de transfert obligatoire en 2026. Plus largement la gestion de cette compĂ©tence et le coĂ»t du service pour les usagers sont au cĆur des prĂ©occupations de tous les Ă©lus.

Les besoins de financements des projets communaux doivent aussi continuer Ă trouver des rĂ©ponses en complĂ©ment des dossiers structurants. Les questions de rĂ©tablissement de services et de commerces en proximitĂ©, dâĂ©quipements touristiques, dâamĂ©nagement dĂšs centres bourgs, dâadduction dâeau et dâassainissement en particulier doivent ainsi trouver de vĂ©ritables rĂ©ponses dans la durĂ©e. A ce titre, une mobilisation forte doit ĂȘtre engagĂ©e en direction de lâAgence de lâeau Loire Bretagne dont les positons sont trop doctrinaires et les financements trop limitĂ©s. Cela fait partie de mes engagements. Plus encore, le sentiment dâĂȘtre Ă©loignĂ©, insuffisament pris en compte, de devoir toujours agir sous la pression, dans une complexitĂ© grandissante malgrĂ© les annonces vaines de simplification, doit ĂȘtre combattu, câest tout le sens de mon appui de proximitĂ© et du lien que je cherche Ă Ă©tablir avec les autoritĂ©s prĂ©fectorales par exemple. Il convient dâĂ©viter toute opacitĂ© et dâĂ©tablir une relation respectueuse et confiante pour avancer sereinement.
Nous avons aussi pu balayer de nombreuses prĂ©occupations essentielles pour les communes qui doivent ĂȘtre prises en compte :

Difficulté à faire valoir les projets dans les politiques contractuelles (CRTE en particulier) ou dans une approche pluriannuelle de plus en plus difficile à appréhender dans le cadre inflationniste actuel.

DĂ©calage dans lâengagement des projets qui gĂ©nĂšre des restes Ă rĂ©aliser important et qui pĂ©nalise les communes pour obtenir de nouveaux financements.

Absence ou insuffisance des services publics en proximitĂ© sur le territoire. Les Maisons de services ne peuvent rĂ©pondre Ă tout, la commune doit rester la premiĂšre porte dâentrĂ©e. De mĂȘme la dĂ©matĂ©rialisation nâest pas accessible Ă tous et les secrĂ©tariats de mairie doivent assurer une mĂ©diation numĂ©rique ou des saisies en ligne pour les usagers qui dĂ©passent leur cadre dâaction. Cette question doit trouver des rĂ©ponses, elle est centrale. La question de lâillectronisme que nous tentons de traiter au SĂ©nat en particulier est un vĂ©ritable sujet.

Poids des contraintes et des visions imposĂ©es par des experts qui remettent en cause Ă la fois la volontĂ© politique locale et la capacitĂ© Ă rĂ©aliser certains projets. De mĂȘme la multiplication des Ă©tudes, diagnostics ou autres engagements immatĂ©riels pĂšsent de plus en plus et dissuadent parfois dâengager des projets.

Préparation des futures programmations du fonds Cantal Solidaire, dont les Conseillers départementaux ont rappelé le cadre et les contraintes, et des futurs crédits régionaux pour lesquels je serai le référent territorial (réunion de présentation assurée par
Laurent Wauquiez Ă Aurillac le 13 mai).

Lutte contre le flĂ©au des rats taupiers pour lâagriculture de cette zone en particulier. Si aucune rĂ©ponse satisfaisante nâexiste aujourdâhui, il convient de continuer Ă mobiliser lâEtat pour des rĂ©ponses plus fortes en prĂ©vention (organisation dâune Ă©radication collective et obligatoire, usage de produits âŠ) et la Region en termes de recherche et de soutien financier. Jâai rappelĂ© mes Ă©changes rĂ©cents avec le PrĂ©fet pour une action renforcĂ©e de lâEtat Ă venir.
Autant de dossiers que je mâengage Ă suivre et Ă soutenir dans le cadre dâun montage des dossiers de demande de subvention toujours plus ardu pour des Ă©lus locaux dĂ©pourvus de vĂ©ritables moyens pour le faire. Nous devrons aussi revenir sur les biens de section que nous nâavons pas eu le temps de traiter.
De mĂȘme, les inquiĂ©tudes qui pĂšsent sur les budgets communaux du fait de la hausse de lâĂ©nergie doivent nous inviter Ă beaucoup de prudence au regard des risques de baisse de dotations qui existent par ailleurs Ă moyen terme. Nous avons Ă cet Ă©gard largement Ă©voquĂ© les perspectives budgĂ©taires et la situation actuelle des finances publiques de notre pays.