Points de vue💰Le pouvoir d’achat des Français mérite mieux…

27 janvier 20220
đź’¸ Après le chèque Ă©nergie et l’indemnitĂ© « inflation », la nouvelle disposition en faveur de ceux qui sont contraints d’utiliser leur voiture, annoncĂ©e hier par le Premier Ministre et confirmĂ©e aujourd’hui lors des questions d’actualitĂ© au SĂ©nat, est une rĂ©ponse mais n’est pas LA solution.
💸 Le Gouvernement n’anticipe pas et répond avec retard et insuffisance aux Français qui ont besoin de leur véhicule.
Tous ne bénéficient pas des indemnités kilométriques, mais surtout comment accepter une réponse circonstanciée, par ailleurs refusée il y a 6 mois, alors même que plus de 60% du prix des carburants est constitué par des taxes qu’encaissent l’Etat.
đź’¸ L’Etat donne 10 d’une main quand il reprend 100 de l’autre. OĂą est la logique? Les caisses sont vides, mais jusqu’à quand peut-on maintenir une fiscalitĂ© punitive, surtout pour ceux qui habitent en milieu rural? D’autant que par ailleurs, on continue Ă  dĂ©penser sans compter et sans vision, mais aussi sans rĂ©sultat pour les Français.
💸 D’autre part, les décisions de « mise sous tutelle » d’EDF par l’Etat, va lui coûter 8 milliards d’euros et met en péril son avenir même. Un mouvement social, soutenu par la Direction (!), se tient aujourd’hui même. C’est dire la gravité de la situation.
đź’¸ En rĂ©alitĂ©, cette dĂ©cision imposĂ©e, en contradiction complète avec les objectifs Ă©conomiques assignĂ©s par ailleurs au groupe national, ressemble Ă  la goutte de trop pour EDF. Le groupe public, très endettĂ©, fait face Ă  des difficultĂ©s industrielles et financières majeures depuis des annĂ©es, entre un parc nuclĂ©aire vieillissant et des besoins d’investissement toujours plus importants. Dans un message interne aux cadres d’EDF, le PDG Jean-Bernard LĂ©vy, pourtant gĂ©nĂ©ralement pondĂ©rĂ© dans ses propos, a dĂ©noncĂ© « un vĂ©ritable choc ».
đź’¸ Le 20 janvier dernier, le comitĂ© social et Ă©conomique central d’EDF a dĂ©clenchĂ© une procĂ©dure de droit d’alerte Ă©conomique. En rĂ©alitĂ©, les dĂ©boires financiers d’EDF, dĂ©tenue Ă  84% par l’Etat, se rĂ©percutent sur les comptes publics, avec mĂŞme peut-ĂŞtre au final une renationalisation imposĂ©e. Au-delĂ  de la grève, l’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF), le gendarme de la Bourse, lui aussi s’inquiète et alerte. Le sujet est explosif pour le gouvernement qui veut absolument endiguer la hausse de l’Ă©lectricitĂ© Ă  4% au lieu de 44,5% si on suit les lois du marchĂ©. Pour ne pas laisser EDF dans une telle situation, l’Etat actionnaire pourrait augmenter sa part dans le capital. Ce qui reviendrait Ă  faire payer le contribuable pour protĂ©ger le consommateur…
💸 Cet épisode montre combien notre politique énergétique est balbutiante depuis des années et nécessite désormais des mesures fortes pour tous les français. Nos biens publics sont en danger en même temps que notre pouvoir d’achat. Cette situation ne sera pas longtemps tenable.

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