En circonscription🌀DTC#8 : DialogueS en TerritoireS CantalienS : huitième étape à Maurs.

9 mai 20220
🌀Huitième rendez-vous en territoires cantaliens autour d’une quinzaine de Maires et d’élus municipaux à l’échelle d’un ancien canton ou d’un EPCI, pour permettre un véritable temps de dialogues et d’échanges. Une vingtaine de rendez-vous de ce type seront organisés d’ici l’automne.
🌀Dans le contexte de la crise internationale, au lendemain de l’échéance présidentielle, nous devons plus que jamais défendre notre modèle démocratique et notre mode de vie, celui de la ruralité, qui répond aux aspirations de ce siècle, renforcées par la crise sanitaire, à condition qu’on nous laisse les possibilités de nous développer bien sûr. La reconquête démographique et l’attractivité passent par des réponses concrètes : services, logements, emplois, infrastructures… pour réellement répondre à ces enjeux forts. C’est important de le partager et de le rappeler. J’ai pu réaffirmer mes convictions de décentralisateur autour d’une organisation devant garantir les libertés locales et l’autonomie fiscale.
La période actuelle suscite en effet des inquiétudes quant à nos capacités à faire (augmentation des coûts), à se projeter, à revoir un modèle qui semble à bout de souffle, victime d’une inflation qui inquiète.
La place des communes dans notre démocratie de proximité doit à ce titre être réaffirmée avec force.
🌀 Merci aux Maires : Laurent Picarougne, Florian Morelle (par ailleurs Conseiller départemental), Gilbert Domergue, François Danemans, Antoine Gimenez, Claude Robert, François Barrière, Michel Fel, Denis Sabot, mais aussi à Joël Terrier, adjoint à Saint-Santin de Maurs, François Labrunie, adjoint à Saint-Étienne de Maurs, Michel Latapie, adjoint à Montmurat, et à Michel Teyssedou, President de la Communauté de communes de la Châtaigneraie, d’avoir répondu à mon initiative qui s’inscrit pleinement dans mon engagement de proximité au service des communes, de leurs élus et des Cantaliens. Dominique Beaudrey, Maire de Boisset et Conseillère départementale, Geneviève Marquet, Maire du Trioulou, Denis Vieyres, Maire de Rouziers, n’ont pu se libérer pour être présents et ont été excusés.
🌀Engager un dialogue direct, dans un cadre convivial, autour des attentes exprimées par les Maires et de leurs préoccupations du quotidien est au cœur de ce temps d’échange d’environ 2h00.
Merci à la mairie de Maurs, de nous avoir accueilli dans une salle municipale.
🌀Bien sûr nous avons abordé les incontournables suivants :
🔹Principaux enseignements de la loi 3DS, dont j’ai pu présenter une brève synthèse,
🔹ZAN, urbanisme et gestion de l’eau (gestion de la ressource et exercice de la compétence),
🔹Services publics : santé (priorité absolue pour laquelle j’ai pu rappeler mon action), éducation, mobilité (les travaux sur la RN 122 sont une priorité absolue), très haut débit (l’incompréhension des communes non encore desservies devient grande et les explications ne suffisent plus, seule l’action concrète pourra répondre aux attentes), téléphonie,
🔹Enjeux de la ruralité et de son attractivité : énergie, agriculture, économie, fiscalité, habitat…
🔹Finances communales, autonomie fiscale, avenir des ZRR, nouveautés du PLF 2022 et perspectives à venir,
🔹Financements des investissements : DETR, contractualisation, CRTE, nouveau cadre des aides régionales, augmentation des prix dans tous les appels d’offre …
🌀La question de l’avenir des finances publiques et des dotations aux collectivités est un sujet d’inquiétude particulier, de même que l’évolution à termes des compensations de la taxe d’habitation, pour laquelle certaines communes ont déjà pu constater que les engagements n’étaient pas tenues. En effet, la hausse « tolérée » de la compensation positive, inférieure à 10.000 €, annoncée s’est traduite par une baisse équivalente de la DSR. Ce sujet majeur fait l’objet de la mobilisation tant dans les évolutions à venir de la DGF que de la fiscalité locale.
De même le maintien des concours publics en faveur des investissements est essentiel pour assurer des réponses aux besoins d’équipements existants mais aussi pour soutenir l’activité économique. L’année 2022 de contractualisation est cruciale à cet égard. Pour autant il convient de mieux mesurer les incidences en fonctionnement des investissements réalisés et de ne pas attendre de réévaluation des niveaux d’interventions déjà acquis suite à la hausse des coûts.
Ainsi les inquiétudes qui pèsent sur les budgets communaux du fait de la hausse de l’énergie doivent nous inviter à beaucoup de prudence au regard des risques de baisse de dotations qui existent par ailleurs à moyen terme. Nous avons à cet égard largement évoqué les perspectives budgétaires et la situation actuelle des finances publiques de notre pays.
La question énergétique et la hausse considérable des coûts, sans doute inscrite dans la durée, nécessitera en effet des réponses fortes de l’État : compensation, révision du cadre de référence du prix de l’électricité à l’échelle européenne, nationalisation d’EDF…
Le transfert de la compétence de l’eau a été au cœur des débats. Garder l’initiative aux communes, ou à minima aux syndicats intracommunautaires, est une volonté des élus locaux qu’il faut respecter dans l’intérêt de la qualité et du coût du service pour les usagers. Des décisions seront à prendre en fonction des travaux en cours conduits par le Conseil départemental et plus encore de la publication des décrets à venir précisant les modalités de mise en œuvre de la loi 3 DS, que je n’ai pas votée car elle maintient la date de transfert obligatoire en 2026. Plus largement la gestion de cette compétence et le coût du service pour les usagers sont au cœur des préoccupations de tous les élus et du monde agricole.
🌀Le sentiment d’être éloigné, insuffisament pris en compte, de devoir toujours agir sous la pression, dans une complexité grandissante malgré les annonces vaines de simplification, doit être combattu, c’est tout le sens de mon appui de proximité et du lien que je cherche à établir avec les autorités préfectorales par exemple. Il convient d’éviter toute opacité et d’établir une relation respectueuse et confiante pour avancer sereinement. Les inquiétudes quant au lien démocratique avec nos concitoyens, qu’il ne faut surtout pas considérer comme ne percevant pas les enjeux par certains, ont été exprimés à cet égard.
Le désengagement de l’Etat qui s’appuie sur les collectivités sans leur donner les moyens a été dénoncé par plusieurs. La gestion des cartes d’identité par exemple illustre cela.
🌀 Nous avons aussi pu balayer de nombreuses préoccupations essentielles pour les communes qui doivent être prises en compte :
🔹Sécurité dans les communes et usage des caméras de surveillance.
🔹 RN122 : lisibilité a donnée d’urgence aux communes concernées quant au contournement de Maurs pour adapter le PLUI et leurs projets d’amenagent d’une part, et d’autre part engagement d’une étude quant au raccordement à Figeac pour accélérer le désenclavement du sud Cantal.
🔹 L’autonomie alimentaire et notre modèle agricole nécessiteront des développements plus conséquents à venir.
🔹Les innovations, par exemple autour de la création d’une SCIC à Montmurat autour des questions de l’énergie et du logement, sur laquelle je me suis investi à mon niveau.
🔹Les questions de main d’œuvre et d’emploi pour répondre aux besoins fées entreprises et aux enjeux de l’attractivité.
🔹Préparation des futures programmations des crédits régionaux pour lesquels je serai le référent territorial (réunion de présentation assurée par Laurent Wauquiez à Aurillac le 13 mai). J’ai d’ores et déjà précisé les principales modalités et le calendrier.
🔹Le financement spécifique de l’extension d’Interlab qui fait l’objet d’une mobilisation de tous et pour lequel la Région doit prochainement confirmer son soutien, mais qui interroge aussi quant à l’augmentation substantielle de son coût pour la collectivité.
Autant de dossiers que je m’engage à suivre et à soutenir dans le cadre d’un montage des dossiers de demande de subvention toujours plus ardu pour des élus locaux dépourvus de véritables moyens pour le faire.
Il convient néanmoins de garder une vision optimiste et volontariste et de continuer à agir à notre niveau en faisant preuve d’innovation. La valorisation de nos aménités rurales par exemple, plutôt que la plainte, peut nous permettre un véritable rebond. J’ai partagé à ce titre une vision de la ruralité que j’ai remise par écrit à tous les Maires.
🌀J’ai remis à tous les participants quelques documents de synthèse sur ces sujets essentiels en réaffirmant ma disponibilité pour accompagner les projets de chacun.

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