Instances de concertation et d’orientation : Commission départementale de présence postale territoriale (CDPPT) et Comité de pilotage « France Ruralités ».

20 février 2024

🔳 Instances de concertation et d’orientation : Commission départementale de présence postale territoriale (CDPPT) et Comité de pilotage « France Ruralités ».

🔜 CDPPT :
✔️À l’invitation de Marie-Hélène Roquette, Présidente de cette commission essentielle pour la présence postale sur nos territoires, nous nous sommes réunis pour valider le maillage et décider de l’affectation du fonds de péréquation 2024.
✔️Avec 128 points de contact, 91,4% de la population cantalienne se situe à moins de 5km et à moins de 20mn en automobile d’un point de contact.
✔️Outre les crédits consolidés pour les agences communales et les relais privés, nous avons validé les financements pour du mobilier en faveur du point contact de St Martin Cantales et des travaux de celui de Pailherols, ainsi que du relais poste ambulant de Mandailles-Saint-Julien. Les moyens annuels qui bénéficient à la présence postale dans le Cantal s’élèvent à un peu plus de 1,9 millions d’euros.
✔️À noter que les nouvelles conventions ou les renouvellements de celles qui arrivent à échéance avec les communes, se feront toujours sur une durée de 9 ans pour notre département du fait de son classement en FRR et avec une garantie forfaitaire maintenue.

🔜 Comité départemental « France Ruralités » : des avancées favorables qui risquent d’être annihilées par une manquement inacceptable au niveau des écoles.
✔️Le Préfet du Cantal du Cantal a réuni le comité de pilotage départemental de suivi du programme « France Ruralités » qui comprend 4 axes :
➿le renforcement de l’ingénierie locale avance le programme « Villages d’avenir »,
➿le plan d’action d’amélioration de la qualité de vie,
➿le financement des aménités rurales,
➿la réforme des ZRR et la mise en place du nouveau dispositif FRR.
✔️Si on peut se féliciter des avancées obtenues sur les points 1, 3 et 4 ci-dessus, la prise en compte de la qualité de vie en ruralité et en particulier de son accès aux services publics présente encore des limites. À ce titre 6 thématiques sont identifiées avec plusieurs actions à conduire :
➿mobilité : des améliorations sont encore à apporter pour mieux coordonner les acteurs et répondre aux besoins, mais déjà plusieurs actions sont mises en œuvre.
➿vie quotidienne des élus : là aussi des réponses sont en place et d’autres en construction pour faciliter l’exercice des responsabilités locales, même si la simplifiaction administrative et les libertés locales doivent encore progresser.
➿égalité des chances et éducation : inutile de dire que là le compte n’y est pas! J’y reviens ci-après. J’ai demandé des précisions sur le maintien du dispositif « cantine à 1€ » au bout des 3 ans de la convention.
➿activité et service : il s’agit notamment de préserver un tissu commercial de proximité et un maillage de services, plusieurs initiatives sont en cours à ce titre.
➿santé : la lutte contre les déserts médico fait l’objet de plusieurs initiatives qui encore ne répondent pas à tous les enjeux mais offrent déjà des avancées grâce à la mobilisation de tous : ARS, Région, Département, collectivités locales, professionnels de santé, assurance maladie … D’autres décicions nationales devront être prises pour aller plus loin.
➿culture : beaucoup est déjà fait en la matière et d’autres projets sont en cours de déploiement.
✔️On le voit ce nouveau programme en faveur de la ruralité, s’il ne répond pas encore à tous les défis, apporte plusieurs avancées positives.
L’ombre au tableau qui ne permettra pas de redonner confiance aux ruraux si elle n’est pas traitée, reste celle de l’école ❗️
Comment renouer la confiance quand on supprime en brut près de 30 classes en 2 ans ❗️
Comment croire à la parole publique quand ce programme prévoit explicitement de travailler à une vision à 3 ans de l’évolution de la carte scolaire et que cet engagement n’est pas respecté❗️
Aucun réel dialogue n’est construit sur le territoire, aucune prise en compte de l’aménagement de notre territoire n’est retenue par l’éducation nationale qui gère de manière verticale, centralisée et quantitative cette question❗️
Le non respect des engagements permettant de disposer d’une vision à trois ans coconstruite nécessite de surseoir pour cette année à toute fermeture de classe et de respecter un moratoire de 3 ans le temps de bâtir une carte scolaire dynamique, pluriannuelle et partagée.
❗️Sans cette avancée, c’est toute l’action en faveur de la ruralité que l’Etat veut déployer qui perd en lisibilité et en crédibilité. Il faut que le Gouvernement l’entende. Pour l’instant il n’en est rien hélas ! J’ai demandé une nouvelle fois au Préfet de faire remonter cette préoccupation majeure.





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