‼️ Impuissance et Inaction : ça suffit !
❗️Cette journée du 20 mai 2026 pourrait bien marquer un tournant pour le pays, un passage de l’exaspération à la colère, de l’apathie à l’action. Pourquoi ? Parce que chacun voit bien que le gouvernement est inactif, désarmé, face à la crise énergétique, au prix du carburant et aux difficultés de pouvoir d’achat des Français d’une part, et que d’autre part il est impuissant face aux éléments extérieurs bien sûr mais aussi face aux décisions d’un conseil constitutionnel qui vient bafouer les votes démocratiques du parlement et qu’on ne peut écarter le fait qu’il le fasse sur ordre d’un Président de la République qui veut maintenir le « non cap » du « en même temps » et d’une idéologie qui condamne tous ceux qui ne sont pas de la caste urbaine mondialisée !
❗️Je m’explique : Le prix des carburants flambe, la France grogne, le gouvernement bricole. À sa décharge, il doit composer avec un environnement dont il ne maîtrise rien : comme le reste du monde, la France se trouve condamnée à subir les effets d’une guerre qu’elle n’a pas choisie. Comme les autres, elle vit au rythme des menaces iraniennes et des humeurs de Donald Trump, ce qui n’offre pas la meilleure lisibilité sur la fin des hostilités. En attendant une hypothétique éclaircie sur Ormuz, les risques de pénuries (énergie, engrais, médicaments…) augmentent, l’inflation galope et l’activité se tasse. On a déjà connu situation économique plus confortable.
❗️Aux manettes d’un État en déficit chronique, lesté de 3 500 milliards de dettes et privé de majorité à l’Assemblée, c’est peu dire que Sébastien Lecornu marche sur un fil. Le Premier ministre développe une stratégie des bouts de chandelle qui, de fil en aiguille, se chiffre désormais à 1,2 milliard ?
❗️Erreur funeste qui va entraîner le pays dans la récession et les Français dans la rue.
❗️Non seulement la France n’a plus les moyens de faire des chèques mais en plus ils ne servent à rien. Ce milliard deux, que l’on n’a pas, ne fait qu’arroser le désert! La seule solution, alors que nous sommes déjà à une baisse de 30% de la mobilité dans le pays, est de réduire les taxes sur les carburants pour que le volume vendu remonte et que tout à la fois les recettes fiscales restent à minima fidèles aux prévisions et que les Français disposent d’un prix au litre avoisinant les 1,6 euros. C’est le principe du rendement fiscal : assiette large taux bas !
Le Gouvernement s’y refuse par dogmatisme car il pense que cette crise est aussi une opportunité pour accélérer la transition énergétique de notre flotte de véhicules. Funeste erreur, car il confond action de long terme et urgence du moment. Et même si l’objectif de 150.000 véhicules électriques étaient atteints dans une flotte de plus de 40 millions ce serait une goutte d’eau.
❗️Mais l’inaction du Gouvernement, qui ne génère qu’une succession d’erreurs ne s’arrête pas là. Elle est présente en tout domaine. Quelques exemples dans cet océan d’inaction qui ne pourra durer :
– au niveau de la loi d’urgence agricole qui ne règle rien du problème structurel de nos agriculteurs qui ont besoin, comme nos industriels, d’une protection face à une concurrence déloyale, de coûts de production maîtrisés (c’est à dire libérés des normes) et d’un revenu juste et digne. Raison pour laquelle il ne faut surtout pas revenir sur les allègements de charges sociales, qui alourdirait encore le coût du travail alors qu’on le taxe déjà plus que partout ailleurs ! Le Gouvernement s’apprête pourtant à le faire ce qui va encore aggraver un chômage qui redémarre ! Il faudra bien sûr aller plus loin pour reconsidérer totalement le financement de notre protection sociale qui ne peut plus peser autant sur le travail, mais en attendant à minima n’enchérissons pas encore davantage le coût du travail !
– au niveau de la décentralisation, seule solution avec la simplification pour sortir du dogme d’un état bureautique, centralisé et inefficace. Au lieu de ça, on veut nous faire « avaler » un renforcement de l’Etat déconcentré ! Sursaut d’agonisant !
Je ne voterai pas ce texte qui va à contre courant de tout ce que les pays développés ont fait (le Japon a même purement et simplement supprimé l’Etat déconcentré pour organiser le pays autour du seul État central et des collectivités locales).
– au niveau des finances pour lesquelles le bouclage du prochain budget, sur fond de dégradation de la conjoncture et d’instabilité politique, s’annonce particulièrement acrobatique. Le gouvernement jure ses grands dieux qu’il ne contiendra aucune augmentation d’impôts ? C’était aussi sa promesse l’an dernier. On a pourtant vu qu’il n’en était rien !
– Impossible de tenir encore 11 mois ainsi !
❗️Ce même jour, le 20 mai, le Conseil constitutionnel a censuré 25 articles de la tentaculaire loi de simplification économique dont ceux sur la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et sur les assouplissements du zéro artificialisation nette des sols (ZAN). Chacun peut en penser ce qu’il veut mais il s’agissait d’une décision démocratique répondant à la fois à un enjeu de simplification et évitant la « double peine » pour nos territoires ruraux en particulier et pour ceux qui y vivent, exclus des villes et du développement !
« Cette décision permet de maintenir, d’une part, les zones à faibles émissions (ZFE), essentielles pour lutter contre la pollution de l’air dans nos villes, et, d’autre part, de conforter notre politique de zéro artificialisation nette (ZAN), indispensable pour faire face aux conséquences du changement climatique, qu’il s’agisse des crues, des sécheresses ou des épisodes de chaleur extrême », s’est empressé de réagir la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
❗️Tant pis pour la réindustrialisation du pays, tant pis pour nos besoins en logement, tant pis pour nos bâtiments agricole, tant pis pour nos territoires ruraux qui n’auront plus de droit à construire…
Voilà qui confirme la thèse du dogmatisme de l’écologie punitive, rejetée pourtant par les Français, mais que le Gouvernement entend maintenir avec l’alliance objective de notre Cour Suprême, contre le peuple souverain représenté au Parlement.
C’est un marqueur de nos décideurs métropolitains et mondialisés !
❗️On atteint là un inquiétant degré d’impuissance et de déni démocratique qui ne peut que précipiter la révolte du peuple, des « gueux », et de tous ceux qui croient en un autre modèle de développement et de démocratie.
❗️Rappelons nous des mots de Cioran :
« La Révolution fut provoquée par les abus d’une classe revenue de tout, même de ses privilèges, auxquels elle s’agrippait par automatisme, sans passion ni acharnement, car elle avait un faible ostensible pour les idées de ceux qui allaient l’anéantir. La complaisance pour l’adversaire est le signe distinctif de la débilité, c’est-à-dire de la tolérance, laquelle n’est, en dernier ressort, qu’une coquetterie d’agonisants. »
❗️Ça suffit !






