En circonscriptionCongrès de la Fédération Nationale Bovine (F.N.B) à Aurillac.

4 février 20220
🐂🥩De retour du Sénat ce matin, j’ai assisté au congrès de la FNB qui accueillait le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, à l’invitation du Président Bruno Dufayet. Le principal sujet de la table ronde du matin était bien sûr celui de la mise en place de la contractualisation consécutive à la loi Egalim2.
🐂🥩L’objectif poursuivi par les agriculteurs de se réapproprier la valeur de leur production, afin de disposer d’un juste revenu, ne peut être que partagé. La loi est un outil qui peut et doit y aider, mais elle renvoie désormais à la responsabilité de chacun. Le risque de voir les négociations portées sur les éléments hors matière première agricole existe, et appelle en fait à la transparence des marges. Sur la forme des ajustements peuvent encore intervenir sur la base de l’expérience qui pourra être tirée de sa mise en œuvre. La commercialisation via les marchands de bestiaux et les échanges européens en particulier, présentent des spécificités qu’il faut entendre sans oublier la finalité prix/produit qui est essentielle pour nos éleveurs.
🐂🥩La question du pouvoir d’achat des français, essentielle, peut être brandie par certain de manière « hypocrite », pour ne pas mettre en œuvre la loi. La part du budget alimentaire d’une famille n’est plus que de 12,5% en France alors qu’elle était de 29% en 1960. La pédagogie est nécessaire pour inviter au bien manger dans un cadre acceptable pour le budget de chacun. De même, les produits importés restent un facteur de dumping à la baisse, notamment dans la restauration collective, qui renvoie à la responsabilité de l’Etat dans les négociations internationales.
🐂🥩On le voit, le dialogue est encore nécessaire pour que chacun appréhende bien les nouveaux enjeux. L’application d’Egalim2 au secteur coopératif a bien été confirmée. D’autres questions restent à régler, en témoignent les manifestations qui ont agité la ville en marge du congrès. Il est nécessaire d’écouter et d’y répondre.
🐂🥩Trois initiatives de contractualisations déjà en place ont été présentées :
📍contrat tripartite bœuf avec une enseigne de la grande distribution (Lidl),
📍contrat de l’AVP de Mauriac en circuit court avec le Carrefour local,
📍contrat avec l’impact social pour la vie familiale et répondant aux attentes societales. Cela montre qu’il faut faire confiance et travailler avec tous les acteurs de la filière. Comme Pierre Cazes, jeune agriculteur corrézien originaire du Cantal, en a témoigné, le renouvellement des générations et l’installation avec un niveau de revenu décent sont des enjeux qui ne permettent pas le statu quo, même si cela constitue un choc culturel.
🐂🥩 En conclusion, un rapide échange autour des autres enjeux de la filière bovine a été brossé :
📍Renouvellement des générations,
📍Réciprocité des normes dans le commerce mondial (mesures miroir), et d’abord pour lutter contre les antibios de croissance et la déforestation importée,
📍Gestion des risques climatiques et la prise en compte des besoins de la prairie,
📍Affichage environnemental qui peut constituer un véritable risque (lutter contre le projet de « decarbonascore » qui de manière contre intuitive serait défavorable à la production française)

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