Rapprocher le salaire brut du salaire net : une nécessité pour laquelle je plaide depuis longtemps e…

27 avril 2026

❗️Rapprocher le salaire brut du salaire net : une nécessité pour laquelle je plaide depuis longtemps et qui commence à faire des adeptes !

📍Je me réjouis des déclarations du rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin, qui propose lui aussi que le travail paye davantage.
Pour cela, une refonte en profondeur du financement de la protection sociale est nécessaire.

📍Par delà les débats sans fin sur nos finances publiques dont chacun sait qu’elles doivent être réformées en profondeur, avec courage, en baissant la dépense publique, puis la fiscalité, en redonnant de la liberté aux Français, en décentralisant massivement, en débureaucratisant tout aussi massivement et en inscrivant une « règle d’or » budgétaire dans la constitution, ce qui compte plus que tout c’est de redonner des marges de manœuvre, du pouvoir d’achat à tous ceux qui travaillent.
Ce serait triplement vertueux : pour chaque Français d’abord, pour l’activité économique ensuite et aussi pour le budget de l’Etat.

📍Si l’on ne fait rien, on va tout droit au grand déclassement du pays et à l’appauvrissement des Français.

📍La priorité absolue est donc de faire en sorte que le travail paie mieux parce qu’il est le ciment social de la société. Le chantier majeur passe par le rapprochement du salaire brut du salaire net. Cette attente est forte et surtout il est possible d’y répondre.

📍Cela nécessite un arrêt du prélèvement des principales cotisations salariales : santé, retraite, famille … sans toucher à la CSG et à la CRDS, ni aux cotisations patronales. Cela aurait donc un impact direct sur le pouvoir d’achat sans accroître le coût du travail pour l’entreprise.

📍Il faut bien sûr prévoir les financements de substitutions de la protection sociale qui ne reposent plus sur le travail. Ainsi, l’on pourrait rendre plus de 100 milliards d’euros aux Français. Cette mesure aurait un impact direct sur les rentrées fiscales pour l’Etat, susceptibles d’abonder ses ressources à hauteur de la moitié du besoin à couvrir, soit environ 50 milliards d’euros.

📍Pour l’autre moitié, il faut prévoir une hausse de 3 points du taux de TVA, ce pour quoi je plaide de longue date. Cette mesure n’aurait qu’un impact limité sur l’inflation et largement absorbé par l’accroissement des salaires, ce qui pourrait rapporter 24 milliards d’euros. Une hausse de la CSG de 2 points, apportant 16 milliards d’euros supplémentaires.
Ce sont là les deux impôts les plus modernes, à assiette large et à bon rendement, qui s’appliquent en outre autant aux importations qu’à ce qu’on produit en France, contrairement aux cotisations sociales assises sur le travail.
Pour boucler le financement, il conviendrait de supprimer la prime d’activité qui n’a aucun sens économique, elle vient donner des moyens d’Etat aux travailleurs à faible salaire! C’est une trappe à bas salaire qui ne serait plus nécessaire demain si le brut devenait le net.

📍Au delà des chiffres, c’est la philosophie de notre système social qui serait ainsi revue. Une large part est déjà financée par l’impôt, il faut amplifier le mouvement pour anticiper la mutation du marché du travail liée à l’intelligence artificielle et à la robotisation.

📍Bien sûr cela nécessiterait aussi de réaliser enfin une vraie réforme des retraites en supprimant la notion d’âge légal pour ne retenir que la durée de cotisation et laisser à chacun davantage de liberté. Ainsi, nous pourrions amorcer l’introduction d’une retraite universelle par capitalisation en complément de la retraite par répartition qui ne sera sauvegardée qu’à ce prix.

📍Il est possible de retrouver pour notre pays une prospérité, une confiance et un élan, à condition de réformer avec courage et efficacité.


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