Feuilleton des municipales : J-27 – Les paradoxes des Maires

18 février 2026

🎬 Feuilleton des municipales : J-2️⃣7️⃣

♟️Les paradoxes des Maires :

Les municipales se tiennent donc dans moins d’un mois. À quelques semaines des élections municipales, la campagne se poursuit à bas bruit dans le pays.

Le mandat des édiles est exigeant et bien souvent ingrat, mais aussi constitutif de réelles satisfactions et de belles rencontres. Être Maire, cela signifie être sans cesse en éveil, ne jamais éteindre son téléphone, servir « jour et nuit ». Les Maires n’échappent pas non plus aux critiques de toutes sortes, aux dénigrements, aux violences parfois, aux exigences inhérentes à l’animation d’un collectif, alors que leur rôle est de s’intéresser aux problèmes de chacun et donc d’être toujours au contact, en proximité, dans la quotidienneté, tout en préparant l’avenir.
Connaître chacun, être en empathie, agir avec bienveillance, neutralité et justesse, tout en gardant la bonne distance pour garantir l’intérêt général, la recherche du bien commun. Tel est la mission complexe, humaine, du Maire, passionnante et dévorante.

65% d’entre eux déclarent avoir subi des incivilités, et pourtant le Cevipof dans une enquête récente montre des Maires plus combatifs.
Pour autant, les élus à la tête des communes françaises restent les champions de la proximité toutes catégories, échappant comme par miracle à la défiance touchant tous les autres élus.
60% des Maires estiment même que la situation de leur commune s’est améliorée au cours des cinq dernières années, alors que ce mandat a connu un nombre important de démissions.

S’ils peuvent encore bénéficier d’une certaine autonomie et d’une adhésion citoyenne, les électeurs se montrent pourtant de plus en plus exigeants à l’égard des Maires. La société a changé, comme notre façon de vivre. La nouvelle génération est plus exigeante et moins raisonnable, on veut tout tout de suite. En plus, les Maites sont très accessibles, ce qui est un défi avec des citoyens de plus en plus exigeants, qui ont des attitudes s’assimilant bien souvent davantage à celles d’un consommateur. La perte du lien fiscal pour tous que constituait la taxe d’habitation a coupé un lien essentiel.

La fatigue et la pression constante ressenties par les Maires contrastent avec le très haut niveau de confiance qui leur est accordé par leurs électeurs. Le mandat de Maire est aussi celui de la lutte contre la désespérance.
Le Maire combat le fatalisme qui nous guette. Il est un symbole du non renoncement à ouvrir des espaces de dialogue et de partage. Des espaces de plus en plus nécessaires pour échapper au « tous contre tous » qui nous guette.

Voilà pourquoi, malgré parfois une tentation de raccrocher, ils seront encore nombreux (a priori plus de 60%) à solliciter un nouveau mandat pour achever les projets engagés, pour assurer une continuité avec une équipe qui sollicite souvent le maintien de son « champion » à sa tête, pour garantir une vie locale dynamique et une réalité communale qui constitue plus que jamais un repère pour chacun et une « seconde famille » pour beaucoup.

Plus que des élections, 2026 apparaît comme un test : celui de la capacité des petites démocraties locales à tenir dans un pays fragilisé. Ainsi, si le maire reste le dernier recours, il faudra lui redonner les moyens d’agir. Car ceux qui veulent repartir ne le font ni par naïveté ni par habitude. Ils le font parce qu’ils considèrent que leur rôle n’a jamais été aussi utile, parce que renoncer, ce serait laisser aux crises le soin de gouverner.
Voilà le message que « la petite République dans la grande » peut adresser à tous en ce mois de mars !
Ce serait une belle leçon de démocratie !

Heureusement la commune !



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