Fermetures de classes : calvaire des élus locaux, mépris des familles et des enseignants, abandon d…

3 avril 2026

🧑‍🏫👩‍🏫 Fermetures de classes : calvaire des élus locaux, mépris des familles et des enseignants, abandon des élèves en milieu rural !

❌ Aujourd’hui se tenait le CDEN qui enregistrera les décisions de l’Etat de fermer des classes dans nos écoles cantaliennes. En fait, il n’a aucun pouvoir et son avis ne compte pas. Les décisions étaient déjà prises en dehors de tout dialogue. On pourrait d’ailleurs économiser le travail administratif que nécessite cette instance inutile plutôt que de supprimer des postes.
Et ne croyez pas que cela va générer par ailleurs la moindre économie, le budget de l’éducation nationale (que je n’ai pas voté) continue d’augmenter et de créer des postes qui ne sont pas devant les élèves : l’important pour certains semblant être de renforcer la bureaucratie de l’éducation nationale, non de former des élèves.

❌ L’avis des élus (Maires comme Parlementaires) est ignoré depuis longtemps, celui du Préfet qui pourrait faire valoir des enjeux d’aménagement du territoire n’est pas davantage pris en compte.
Aucun pouvoir démocratique, aucun pouvoir réglementaire dérogatoire, ne saurait enrayer la machine à broyer d’une éducation nationale toute puissante, centralisée et échappant à tout pouvoir de contrôle démocratique.

❌ Cette semaine : pas moins de 8 questions d’actualité à l’Assemblée nationale et au Sénat ont été posées sur le sujet, comme le rappelle un article du journal « L’Opinion » du jour. Toujours la même réponse : la démographie scolaire est en baisse, on applique le tableau Excel !… Et on réfléchit pour l’avenir (cela fait 10 ans au moins qu’on nous renvoie ces balivernes…)… Ça c’est la petite musique douce pour faire passer la pilule après qu’on vous ait expliqué, avec une pointe de mépris, que vous ne pouvez pas comprendre le travail de cette administration sachante !
Bref : circulez, il n’y a rien à voir ! Et surtout rien à espérer !

❌ L’Etat continue à faire des économies sur le dos de nos enfants dans la ruralité ! Chacun sait pourtant que l’école est le meilleur levier pour relever le défi de l’attractivité rurale et pour éviter cette spirale infernale.

❌ Nous crions tous : « Stop ! », mais cela ne change rien. Cela renforce même le mépris dont on fait preuve à notre encontre. Les maires ont appris, le lendemain de leur prise de fonctions la fermeture d’une classe dans leur commune !

❌ Les maires demandent du temps, de la pluriannualité, pour restaurer la confiance et décider de choix structurants. En milieu rural, les enfants, eux, passent beaucoup trop de temps dans les transports scolaires, dont la charge ne relève d’ailleurs pas de l’Etat, c’est plus facile pour y faire appel…
Face à cette réalité, il faut absolument apporter une réponse. Une différenciation territoriale est nécessaire : il faut répartir les classes en fonction de l’espace.
Pour la carte scolaire, nous demandons donc avec force d’appliquer une différenciation territoriale. Elle existe en milieu urbain mais on la refuse au milieu rural.
Nous demandons de classer toutes les zones de ruralité en zones d’éducation prioritaire (ZEP).

❌ Pour infléchir ce qui nous est encore proposé cette année, j’ai fait valoir un nouvel argument cette semaine, après tant d’autres : l’application de l’article 212-3 du code de l’éducation issu de la loi montagne.
Il n’est pas respecté (voir courrier adressé à la Dasen).
❗️J’invite donc toutes les communes concernées par des suppressions de classes qui le souhaitent, dès que l’Etat confirmera sa carte scolaire funeste ce soir ou plus vraisemblablement le 8 avril, à attaquer devant les tribunaux administratifs ces décisions.
❗️Certains Maires envisagent de ne plus donner accès aux écoles, dont ils ont la gestion et la propriété des bâtiments, à la rentrée prochaine face à ces décisions non concertées et qui ne sont même pas des mesures d’économie. Ils ont raison.
Quand tous les efforts de discussion, de dialogue, sont vain, il n’y a plus que le rapport de force qui peut permettre d’espérer faire bouger les lignes.
Ce mépris pour nos territoires, dont on sait qu’ils ont comme tout le pays d’ailleurs à faire face au défi démographique, sur cette question essentielle pour leur avenir est un terreau de colère dont on ne peut préjuger de la traduction qu’il finira par prendre.
Il suffirait de s’aligner sur les taux d’encadrement européen pour sortir de cette impasse, pour le bien être de nos enfants.

❗️La priorité des priorités d’une nation doit être sa jeunesse. Pour cela il faut investir sur sa formation et éviter de lui laisser des dettes. Tout le contraire de ce que fait la France !



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