✍️ Billet d’humeur dominicale…
Effectuant beaucoup de déplacements en voiture sur le terrain, je suis un auditeur régulier des diverses stations de radio au gré de la qualité de réception dont nous disposons …
Force est de constater que bien souvent nous devons changer de canal tant les aléas sont nombreux pour garder d’une vallée à l’autre la même radio.
Jusqu’alors nous avions a minima un accès assez régulier aux chaînes de radios publiques. C’est donc avec un profond mépris pour nos campagnes de la part des bobos parisiens de France Musique et de France Culture que nous venons d’être victimes d’un « débranchage » inacceptable !
Je suis un des ardents partisans d’une réforme en profondeur de l’audiovisuel public qui ne se justifie que marginalement quand on voit l’essentiel de la programmation de France Télévisions (hors décrochages régionaux)… Jusqu’alors il me semblait que ce qui pouvait encore justifier un peu de cet argent public était justement les radios publiques qui proposent une programmation de qualité assez décalée de ce qu’on peut trouver par ailleurs, au même titre qu’Arte côté télévision.
Mais si celles-ci n’assurent même plus une couverture équitable du territoire et ignorent désormais avec un certain mépris nos territoires ruraux, il conviendra de reconsidérer la question…
Vous me direz, à raison, si le pays n’avait que ce problème à régler…! Certes mais c’est un nouveau symptôme du décrochage entre le pays réel et l’élite centralisatrice.
Rendez-vous lors du vote du prochain budget de l’audiovisuel public qui doit aujourd’hui coûter à la Nation pas moins de 4 milliards d’euros… des économies bienvenues en perspective !
Mais il y en a tant d’autres à réaliser (cf. l’ouvrage de Moïse Mitterrand « État partout, justice nulle part » ou le « Manifeste pour une autre France » de Bruno Le Maire, mais surtout pas le courrier que vient de nous adresser le Premier ministre qui n’est que nouvelle tentative de tactique politicienne sans colonne vertébrale).



