Accueil républicain des Maires du Cantal en Préfecture : oui mais ……

8 mai 2026

🔴 Accueil républicain des Maires du Cantal en Préfecture : oui mais …

📍J’ai bien sûr participé comme de nombreux Maires à la rencontre à laquelle nous a invités le Préfet du Cantal au lendemain des élections municipales. L’occasion de remercier et de saluer les Maires et en particulier les nouveaux, mais aussi de présenter les services de l’Etat qui se mettent à la disposition des élus… Une initiative utile et appréciée. Merci donc d’avoir proposé ce rendez-vous.

📍Oui mais…

📍… Et cela ne concerne bien sûr pas le Préfet du Cantal et ses services qui appliquent la politique du Gouvernement. Et c’est là tout le problème …

📍En effet à un an de la fin du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, tous les élus et les élus locaux en particulier qui viennent de s’exprimer par la bouche de leurs grandes associations nationales (AMF, Départements et Régions de France), font état d’un mélange de ­déception, d’amertume, de colère et malgré tout aussi d’espoir. À moins d’un an de l’élection présidentielle, les trois principales associations d’élus locaux de France partagent le même constat sur la ­décentralisation. Pour l’Association des maires, les départements et les régions, la décennie de pouvoir d’Emmanuel Macron aura même conduit le pays sur le chemin d’une recentralisation ­progressive et inédite.

📍Force est de constater que l’élan décentralisateur du gouvernement a proprement disparu, déplorent les cosignataires, et je le partage, la ­volonté affichée à l’automne de renforcer les pouvoirs locaux s’est muée en un projet de loi visant à renforcer l’État local. Non seulement, il n’est plus question de décentralisation mais plus encore, sous couvert de simplification et de coor­dination, ce texte modifie en profondeur l’équilibre entre l’État et les collectivités, en instaurant une logique de recentralisation autour du préfet.

📍Aménagement du territoire, arbitrages préfectoraux renforcés, « défiance » à l’égard des élus locaux… Au fond, rien ne va dans ce texte. Et tout indique une ­volonté de contrôle que les élus locaux n’ont cessé de dénoncer dès septembre 2018, date du retentissant « appel de Marseille », acte de naissance des Territoires unis. Fait rare à l’époque, les trois niveaux de collectivités s’étaient soudés par les mêmes inquiétudes et appuyés sur la présence de 2 000 élus locaux rassemblés dans la Cité phocéenne pour les soutenir. Signe de la crainte d’une recentralisation en marche. Puis au fil des nombreux locataires qui se sont succédé à Matignon, à l’exception notable de Jean Castex, le chemin des relations entre l’État et les territoires fut une succession de montagnes russes, entre grandes déclarations, promesses non tenues et reproches mutuels.

📍Beaucoup en veulent terriblement au président de la République, qu’il ne ménage pas et qualifie d’« égocentrique narcissique issu de la technocratie ». Il a fait exactement le contraire de ce qu’il avait écrit dans son livre, Révolution.
Les candidats à la présidentielle n’échapperont pas à l’urgence d’une véritable décentralisation adoptée aujourd’hui par l’ensemble des pays les plus performants du monde. On comprend mieux pourquoi la France centralisée, jacobine et bureaucratique n’en fait hélas pas partie.

📍 « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » La citation attribuée à Albert Einstein est parfaitement adaptée à ce que nous connaissons au niveau de la politique centralisatrice de la France depuis des années dont on voit les piètres résultats et pourtant pour laquelle le pouvoir en place s’acharne à vouloir toujours plus d’Etat. C’est tout le contraire dont le pays a besoin.

📍Pour 2027, on ne peut faire le choix que d’un candidat attaché aux libertés locales et décentralisateur. C’est la condition première d’un sursaut français.

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