🌍🇫🇷🌍 Célébration des 80 ans du passage des 3000 maquisards au buron de Margemont dans le Cézalier.
🇫🇷Cette année est particulièrement forte en commémorations et nous devons être à la hauteur du devoir de mémoire et de transmission qu’exige l’engagement de nos aïeux.
🇫🇷À l’invitation des communes d’Anzat le Luguet dans le Puy de Dôme et de Molèdes dans le Cantal, et de leur Maires Emmanuel Correia et Jean-Francois Landes, j’ai été heureux et honoré de participer à cette commémoration en deux temps :
📍au monument du maquis et de la résistance au Bosberty,
📍au buron de Margemont.
🇫🇷Le passage des résistants en ce lieu, en direction du Mont Mouchet, était en lien direct avec le débarquement du 6 juin 1944.
Le monument, érigé au Bosberty en 1946, rappelle le passage de quelque 3.000 personnes engagées dans la lutte armée contre l’occupant nazi, durant les mois d’avril et mai 1944, au moment de l’appel à la mobilisation des maquisards pour retarder la remontée des troupes ennemies vers le nord et faciliter le débarquement du 6 juin.
🇫🇷Le buron (bâtiment agricole de nos montagnes) de Margemont servait alors de relais et d’abri pour la résistance.
Edifié en 1906 à 1 200 m d’altitude, le buron de Margemont constitue un lieu de mémoire à double titre. C’est en premier lieu un témoin d’une activité pastorale et d’une vie paysanne révolues. Pendant l’estive, les paysans y logeaient et y fabriquaient le fromage « Cantal ». C’est en second lieu un témoin de la grande Histoire. En 1944, il fut un relais important de la Résistance, par lequel ont transité 3 000 résistants qui avaient répondu à l’appel de « levée de masse » lancé par les chefs de la Résistance. Originaires principalement de Brassac et Montluçon, ils étaient logés sur le site en attendant leur départ vers le maquis du Mont Mouchet – un des cinq plus grands maquis français -, qui devait retarder la remontée des troupes nazies vers le Nord et faciliter le débarquement. Une stèle a ainsi été installée à quelques kilomètres en 1946 et tous les ans, une cérémonie commémorative y est organisée en présence des anciens combattants, habitants et élus.
🇫🇷Dépôt de gerbe des Maires, discours de leur part, lecture de poèmes et chants patriotiques ont rythmé ce temps fort avant un moment de convivialité au buron, accueilli par les propriétaires M et Mme Chaize, qui réalisent une fort belle restauration de ce patrimoine historique avec l’appui de la Fondation Bern.
Le maire d’Anzat a rappelé que beaucoup de femmes étaient entrées dans la Résistance. On en trouve aussi des traces au Musée de la Résistance d’Antérrieux. Ces femmes ont hébergé des clandestins, caché des soldats alliés, servi de boîtes aux lettres, participé à l’organisation de réseaux, transporté des journaux clandestins, des armes et des explosifs, et ont été membres de groupes armés et de maquis.
Jocelyne Mansana, Maire de la Godivelle, a lu la lettre de Manoukian à sa femme et un le poème de Paul Eluard, Liberté, et la chanteuse Fabienne Della Monica a assuré la partie musicale, s’associant au vibrant hommage rendu aux soldats de l’ombre passés en cet endroit il y a 80 ans.
🇫🇷Merci aux deux municipalités pour leur initiative et à Jean-François pour son invitation à laquelle j’ai répondu avec plaisir comme mon collègue sénateur Bernard Delcros, Aurélie Bresson, conseillère départementale et maire de Vèze, et de nombreux autres élus locaux voisins du 15 et du 63 !
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