📰 Point presse de début d’année : Espérance, Liberté et pour cela Rupture !
Les 6 points essentiels abordés lors de ce point avec la presse locale que je remercie pour sa présence :
La rupture
Le désordre et l’impuissance
Le budget 2026
Les agriculteurs
Les collectivités territoriales
Le statut de l’élu
📯 La rupture :
🔜 Pour rendre l’indispensable espérance que chacun doit pouvoir nourrir, il faut rendre de la liberté, débureaucratiser, alléger le fardeau de ceux qui créent la richesse et être radical, en rupture, pour préserver l’intérêt de la nation.
🔜 Pour répondre à la rupture qui s’est instaurée entre le pays et ses dirigeants, il nous faut une rupture franche dans la manière de gérer le pays. Sortir de la centralisation, traiter les questions budgetaires, agricoles, éducatives, de santé, d’aménagement du territoire avec les acteurs et en leur en confiant la reponsabilité.
❗️La caricature de ce modèle qui ne fonctionne plus, qui n’est plus acceptable, c’est la gestion de l’éducation nationale, avec des décisions de suppression de postes descendantes en dehors de toute réalité locale. Je vais encore interpeler le ministre à ce sujet cette semaine.
🔜 La délibération doit plus que jamais être locale, confirmant la place essentielle qu’occupe la commune (ce que nous avons en commun) dans notre démocratie.
🎋L’occasion pour moi d’adresser tous mes vœux à celles et ceux qui vont s’engager dans l’élection municipale de mars, et de remercier celles et ceux qui ont décidé de passer la main.
Confiant dans les atouts de notre pays, du Cantal et dans l’énergie de celles et ceux qui y vivent, je forme le vœu que 2026 soit une année de progrès, d’apaisement et de réussites partagées.
📯 Le désordre et l’impuissance :
🔜 Le désordre est partout : au niveau de notre sécurité bien sûr, de nos finances publiques hélas, de notre environnement qui pourrait le nier, de la situation internationale bien-sûr et maintenant au niveau institutionnel.
En se privant du 49-3, le gouvernement s’est enfoncé un peu plus dans l’impuissance, qui est sans doute pourtant déjà la principale faille de notre démocratie et qui fait l’objet des principaux griefs de nos concitoyens vis-à-vis du politique.
En ne respectant pas l’art. 20 de la constitution qui stipule que « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ».
En refusant de respecter nos institutions, comme le Président de la République l’a d’ailleurs fait avec sa faute originelle de la dissolution de juillet 2024 que nos institutions n’appelaient en rien …
En nous précipitant dans l’inédit de la Vème République qui montre pourtant encore sa solidité, mais aussi sa souplesse…
… En France, le désordre semble désormais érigé en système de gouvernement, tandis que la force règne à l’échelle internationale.
🔜 Il nous faut renouer avec la confiance, à partir des réalités vécues, de la cohérence, de simplifications non complexes, d’une justice mais aussi d’une justesse des mesures mobilisées… Il est encore temps, de sortir du cadre, de faire confiance, de décider de sortir de l’impuissance qui paralyse notre action, ruine notre économie, désespère les jeunes…
📯 Budget : L’échec de la CMP sur le PLF 2026 et Les inconnues qui demeurent.
🔜 Notre devoir était et reste de doter le pays d’un budget, mais cela n’a pas été possible malgré elle vote du Sénat en décembre lors de la CMP (Commission mixte paritaire du 19 décembre dernier) pour 4 raisons :
– le PLF était devenu trop déséquilibré du fait du vote du PLFSS dont le solde a été dégradé de 6,5 milliards d’euros,
– la frénésie fiscale voulue par la gauche et partiellement soutenue par le gouvernement n’était pas supportable,
– l’incapacité collective à trouver suffisamment d’économies de dépenses confirme la nécessité de réformer en profondeur notre système qui aujourd’hui ne peut être qu’ajusté,
– le non respect de nos institutions qui appelaient à recourir au 49-3 pour faire adopter un accord de CMP à l’Assemblée nationale.
🔜 Les victimes de l’irresponsabilité d’un gouvernement qui ne respecte plus l’article 20 de la constitution, lui demandant de définir et de conduire la politique de la nation, vont être nombreuses :
– nos armées qui ne bénéficieront pas des crédits indispensables en cette période de risque majeur aux portes de l’Europe,
– l’économie productive du pays, victime d’une absence de lisibilité qui provoque l’attentisme,
– notre agriculture en proie à bien des difficultés pourtant,
– le logement lui aussi en grande souffrance et à qui nous avions redonné des moyens tant au logement social qu’aux bailleurs privés,
– les outre mers qui ont tant besoin de soutien,
– les collectivités territoriales dont nous avions ramené l’effort à 2 milliards d’euros en responsabilité et qui risquent d’être victimes des arbitrages à venir,
– l’investissement qui ne peut être engagée (c’est par exemple le cas de la DETR ou pour les investissements ferroviaires), pénalisant notamment les collectivités…
La liste est longue, ce sont nos entreprises, et les Français dans leur ensemble qui sont sacrifiés par des postures politiciennes si loin des réalités de nos territoires.
🔜 Le coût de la loi spéciale, qui certes facialement ne fait que reconduire les dépenses sans les augmenter, sera considérable, est estimé entre 10 et 12 milliards d’euros. Ce contexte a en outre bien sûr un impact sur l’image de la France, sur la confiance et donc sur la croissance, mais aussi sur les taux d’intérêt qui s’appliquent à une dette qui ne cesse de croître.
🔜 Et aujourd’hui après le rejet en commission des finances de l’Assemblée nationale de la partie recettes comme de la partie dépenses du budget nous semblons bien loin d’un accord qui ne peut passer que par le 49-3. Nous aurions pu l’avoir fin décembre si le gouvernement avait fait preuve de courage. Alors que nous continuons à nous enliser dans un débat sans fin, sans vision, et dont au mieux il sortira une mauvaise copie !
📯 Les agriculteurs :
🔜Crise agricole, le virus de la défiance :
La piste de la vaccination, à condition de pouvoir lever au préalable, la possibilité de maintenir le commerce des animaux et l’exportation, est la seule susceptible de répondre à la crise de la DNC. Les solutions doivent être trouvées rapidement pour préserver notre élevage et nos agriculteurs. Ils sont la fierté de notre territoire et de notre pays.
La vaccination est un chemin d’espoir pour empêcher l’abattage des troupeaux.
Sur le long terme nous devrons nous interroger sur le dérèglement climatique qui impacte le vivant dans son ensemble et notre agriculture en tout premier lieu.
Voilà deux ans (et bien plus !) que l’agriculture française est en crise, qu’elle crie son désarroi sans être vraiment entendue, sans être vraiment comprise. Aujourd’hui, là comme ailleurs, outrances et fake news se déchaînent sur le traitement sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse, qui touche les bovins. Il faut ramener la raison dans le débat et remettre au centre du jeu des arguments scientifiques, économiques et la défense de l’élevage sur le long terme.
Mais la dimension affective de chaque éleveur pour ses animaux, le drame vécu par ceux qui voient le travail de toute une vie disparaître brutalement, la sensibilité bien justifiée de nombre de français au bien-être animal, l’incompréhension face à certaines images… ne peuvent être ignorées, ni même les effets « pervers » de la procédure qui peut amener des éleveurs à ne pas déclarer des cas.
Il faut donc modifier notre protocole et revenir sur l’abattage total d’un cheptel. Il semble que la ministre avance en ce sens.
❗️En fait, cette crise montre combien notre pays est inflammable, combien la confiance est rompue entre le pays et les dirigeants, combien on agit en réaction et jamais en anticipation.
Cette crise illustre la réalité de notre société qui échappe bien souvent à la raison, avec une violence latente et une perte totale de confiance.
🔜 Le Mercosur :
Notre élevage en est la principale victime. Le Sénat, qui s’est opposé à la signature, a aussi adopté, à la quasi-unanimité, une proposition de résolution européenne visant à demander au Gouvernement français de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour empêcher la ratification de l’accord avec le Mercosur. Pour l’heure, celui-ci s’y refuse.
Il en va de la défense de notre souveraineté alimentaire et de la protection des agriculteurs face à des produits importés d’Amérique du Sud, soumis à des normes sanitaires et vétérinaires moins strictes, qui créeront une concurrence préjudiciable à nos filières locales.
La saisine de la CJUE permettrait à la France de réaffirmer son opposition sur trois points fondamentaux :
• La Commission européenne a scindé l’accord en un accord de partenariat et un accord intérimaire sur le commerce, afin de contourner les parlements nationaux.
• Le mécanisme de rééquilibrage permettrait aux pays du Mercosur de faire pression sur l’UE pour bloquer nos législations en matière de climat, d’environnement ou de sécurité alimentaire.
• Le principe de précaution est vidé de sa substance : l’accord ne comporte aucune disposition sur l’alimentation animale et prévoit même un allègement des contrôles sanitaires.
Nos éleveurs traversent une période difficile. Notre souveraineté alimentaire n’est pas négociable. Le vote du Sénat aujourd’hui envoie un signal clair et nécessaire.
❗️L’agriculture, comme la culture, doit être sortie des accords commerciaux qui ne peuvent être globaux, montrant l’obsolescence de l’UE en la matière. Un Mercosur sans son volet agricole serait « signable ». ❗️Par ailleurs, faire miroiter une amélioration des réponses sur la PAC (294 milliards d’euros sur la période 28 – 34) est un leurre, et c’est ce point là qui me semble le plus inquiétant pour notre agriculture. Remettre en cause la PAC dans ses engagements financiers serait un drame pour les agriculteurs. Or la voix de la France est si affaiblie qu’on peut être inquiet sur ce point. Nous allons devoir engager un combat féroce sur ce point.
📯 Les collectivités territoriales :
🔜 Budget :
Les collectivités territoriales ont été doublement vertueuses dans l’exécution 2025, avec une évolution plus faible que prévue de leurs dépenses (de 2,6 à 2), et le plus bas taux d’évolution des 3 niveaux d’administration.
Notre position au Sénat a été de limiter l’effort des collectivités à 2 milliards d’euros, en privilégiant des mesures d’épargne forcée ou de trésorerie qui ne sont ni confiscatoires, ni crantées dans la durée. En mobilisant donc prioritairement le DILICO (dans la version du Sénat), c’est-à-dire sous la forme d’une épargne forcée, et le FCTVA dans son volet de décalage de trésorerie. En épargnant largement les communes et les départements de ces efforts.
Les collectivités cantaliennes, comme en 2025, étaient ainsi exonérées de tout effort. La copie finale, s’il y en a une, sera t elle aussi favorable ?
❗️J’entends déjà que le Gouvernement a l’intention d’alourdir de 1,5 milliards la charge des collectivités, si tel était le cas, ce serait inacceptable et cela viendrait « tuer » la dernière chose qui fonctionne encore en matière de service public dans notre pays et garantit l’investissement et l’emploi. Nous nous y opposerons de toutes nos forces.
🔜 Défendre les collectivités territoriales n’est pas une posture catégorielle, mais une nécessité car c’est le bien commun de tous qui tient encore le pays en portant les services publics du quotidien et les investissements d’avenir.
📯 Le statut de l’élu (cf. Ma lettre aux maires du29 octobre dernier qui reste d’actualité).
Il s’agit à travers ce texte promulgué le 22 décembre dernier conformément au vote du Sénat de valoriser, faciliter et sécuriser l’engagement municipal à la veille des élections de mars.
❗️Il nous faut désormais veiller à ce que celles-ci ne soient pas prises en otage par des considérations de politique nationale si le gouvernement venait à être censuré sur le budget et que des élections législatives aient lieu aux mêmes dates des 15 et 22 mars prochains.
Mais à cette heure on ne peut rien exclure !…







