Fin du marathon budgétaire : le projet de loi de Finances pour 2026 définitivement adopté par le Pa…

3 février 2026

🧮 Fin du marathon budgétaire : le projet de loi de Finances pour 2026 définitivement adopté par le Parlement.

📍Comme cela était attendu, aucune des deux motions de censure déposées vendredi par les groupes GDR-LFI-Ecologiste et RN-UDR n’a obtenu lundi à l’Assemblée nationale les 289 voix nécessaires à son adoption, enregistrant même une érosion par rapport au vote intervenu la semaine dernière sur la première partie du budget . En conséquence, le projet de loi de Finances (PLF) pour 2026 est considéré comme définitivement adopté par le Parlement, mettant enfin un terme au long marathon budgétaire entamé dès l’été dernier par l’ancien Premier ministre François Bayrou, qui l’avait qualifié « d’Himalaya ». Reste encore l’étape du Conseil constitutionnel, dont le Premier ministre a annoncé dès hier soir la saisine (et qui ne manquera pas en outre d’être saisi par les groupes d’opposition). Celui-ci disposera au maximum d’un mois pour rendre sa décision (huit jours en cas d’urgence demandée par le Premier ministre), permettant enfin au texte d’être promulgué (expurgé des éventuelles mesures censurées).

📍Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui avait engagé vendredi pour la dernière fois la responsabilité de son gouvernement pour faire passer ce texte, a donc à moitié remporté son pari : s’il a dû renoncer à sa promesse de ne pas utiliser l’article 49.3 de la Constitution, il est néanmoins parvenu à faire adopter un budget sans être renversé, contrairement à ses deux prédécesseurs. Fort de cette victoire en demi-teinte, qui aura nécessité de nombreux sacrifices pour obtenir la mansuétude du PS, à commencer par la suspension de l’emblématique réforme des retraites, le Premier ministre peut désormais se projeter vers l’avenir, en misant sur des projets « réalistes », sa marge de manœuvre restant toujours fortement réduite par l’absence de majorité.

📍Il invite donc ses ministres à se concentrer sur « l’essentiel » : « notre indépendance » en matière
militaire, agricole ou énergétique. Sont attendus notamment une actualisation de la loi de programmation militaire, un projet de loi « d’urgence » agricole avant l’ouverture du Salon de l’agriculture le 21 février et la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ainsi que les textes sur la Nouvelle-Calédonie ou encore sur la fin de vie, programmés en deuxième lecture à l’Assemblée à partir du 16 février. Sans oublier le projet de loi sur la décentralisation, attendu au printemps, qui a fait l’objet d’une réunion interministérielle la semaine dernière, sans permettre de trancher la question du cumul des mandats ou la création du conseiller territorial.

📍Mais la fenêtre de tir sera de courte durée, alors que les élections municipales des 15 et 22 mars vont entraîner une suspension des travaux parlementaires à compter de début mars pour ne reprendre que le 23 et que l’élection présidentielle sera alors dans toutes les têtes.

📍A la tribune, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé une « grande déconnexion » de la part des auteurs des motions, et ce à trois niveaux. Tout d’abord une déconnexion entre ce que veulent les Français sur le terrain et ce que font les députés qui entretiennent volontairement « le chaos » et le « blocage » dans l’hémicycle, une déconnexion également entre la situation internationale
et les « manœuvres politiciennes » dont se rendent coupables ces mêmes groupes, et enfin une
déconnexion entre ce qu’ils disent et ce qu’il y a réellement dans le texte.

📍Ce texte n’est pas le texte du gouvernement, il est le résultat d’un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes. Il est bien sûr très largement imparfait mais il a le mérite d’exister, ce dont notre pays avait besoin à de nombreux titres.

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