‼️École du Cantal : le couperet est tombé au lendemain des municipales.
📣 Et pourtant s’il ne devait y avoir qu’une priorité, ce devrait être pour la jeunesse !
❗️Au regard de la situation de la démographie scolaire en France, dans l’Académie et dans le Cantal, nous savions que nous allions encore perdre des postes et des classes à la rentrée prochaine.
Pour la troisième année consécutive, il y aura encore en France 100.000 élèves de moins à la rentrée prochaine.
Pour autant nous sommes encore parmi les pays d’Europe qui ont le plus grand nombre d’élèves par enseignant. Si le Cantal en a un peu moins que la moyenne nationale, ce qui est normal au regard des temps de transport, nous restons au dessus de la moyenne européenne. Cette évolution démographique doit donc être l’occasion d’améliorer la qualité de l’encadrement et de l’enseignement. Pour cela il faudrait une réforme structurelle toujours pas engagée. Dans cette attente, on continue à éteindre des incendies!
❗️Les Maires et les représentants du personnel sont informés aujourd’hui et demain des propositions de la Direction Académique du Cantal qui seront proposées au CDEN du 3 avril prochain.
❗️La dotation du Cantal est en baisse de 10 postes pour la prochaine rentrée. C’est une nouvelle perte importante, chaque année plus difficilement supportable. Je regrette une nouvelle fois que nous ne disposions pas d’une vision pluriannuelle permettant d’organiser un dialogue serein d’une part, et que d’autre part on ne privilégie pas les suppressions de postes qui ne sont pas devant élèves. Au contraire, on continue d’en créer, voilà un point qui peut encore être combattu j’espère.
❗️Pour autant, je note que les propositions de la DASEN relève cette année d’une certaine cohérence, fruit d’un travail approfondi pour rechercher « les moins mauvaises » réponses, même si elles le sont toutes s’agissant de l’avenir de notre école.
❌ D’abord, ce sont des postes dans des écoles urbaines qui ont un taux d’encadrement relativement élevé qui seront prioritairement concernés. Même si ce n’est bien sûr pas satisfaisant, la suppression d’une classe dans une école qui en dispose de 8 à 15, ne présente pas le même traumatisme que dans une école rurale à petit effectif. Ainsi, 3 postes sont concernés dans des écoles Aurillacoises, un à Ytrac, un à Arpajon sur Cère et un à Saint-Flour.
❌ Ensuite, sont privilégiées des suppressions dans des écoles à 5 classes qui passeraient à 4, pour environ 80 élèves, ce qui n’est pas trop déstructurant pour l’école. Sont concernés à ce titre : Saint -Simon, Saint- Mamet, Saint-Cernin et Chaudes-Aigues. Pierrefort perd aussi un poste. On ne peut que regretter ces décisions mais il en résulte un taux d’encadrement qui reste acceptable. Pour autant, il serait bien sûr préférable de conforter ces établissements.
❌ Deux communes qui disposent encore de deux écoles sur leur territoire sont aussi concernées : Lanobre et Villedieu. Enfin, trois écoles à faible effectif perdraient un poste à Marcenat, Bassignac et Saint-Cirgues de Jordanne. Des solutions doivent encore être recherchées pour éviter ces décisions qui pourraient s’inscrire dans une réflexion territoriale engagée ou à conduire.
➕ À noter, des ouvertures de postes ou des consolidations du fait de l’augmentation du nombre d’élèves à Massiac, Naucelles, Murat (classe Ulis) et au Rouget-Pers. C’est très positif !
➕ Je veux souligner que le volume conséquent des effectifs de remplacement peut permettre de gérer des situations transitoires sans brutalité à Lanobre, Villedieu et Marcenat par exemple si les élus locaux le sollicitent. J’en ai eu l’assurance de la part de la DASEN, alors que parfois le message des inspecteurs de secteur manque de discernement. Les RPI sont préservés, avec toutefois un poste de moins dans la vallée de la Jordanne (la réflexion territoriale doit s’accélérer). Je me réjouis de l’écoute que nous avons pu avoir sur certains RPI pour en sauvegarder encore les moyens.
❌ Ces propositions doivent encore pouvoir être améliorées car elles intègrent par ailleurs des créations de postes qui ne sont pas devant élèves et qui doivent pouvoir être reconsidérées et donner ainsi de la souplesse.
➕ Le fait que des postes soient réouverts dans certaines écoles qui connaissent une évolution démographique favorable doit être vécue comme un message d’espoir pour les communes qui connaîtraient des baisses momentanées et pourraient demain retrouver des postes si elles connaissaient une meilleure fortune démographique.👏
❌ Il n’en demeure pas moins que ces suppressions de postes et les baisses d’effectifs que connaît le Cantal en primaire : 8250 élèves constatés dans le public en 2026 et des prévisions de 7115 élèves en 2029, constituent un vrai traumatisme et une perspective négative pour tous.
Cette tendance ne peut être combattue que par un sursaut démographique.
Pour autant dans l’attente, on doit tout faire pour trouver des solutions évitant des déserts éducatifs.
À ce titre, il convient notamment :
– de maintenir coûte que coûte des écoles dans une douzaine de secteurs déjà très peu denses,
– de travailler sur certains territoires pour encourager des adaptations,
– de donner des perspectives pluriannuelles,
– de renforcer encore le dialogue avec les élus, la communauté éducative et les parents d’élèves,
– de privilégier davantage la suppression de postes qui ne sont pas devant élèves : conseillers et référents en tout genre, inspection et administration…
– de puiser dans le vivier conséquent des remplaçants des solutions permettant de traiter sur période longue des situations locales particulières. Cela permettrait de donner du temps au travail de concertation locale pour améliorer l’organisation de ce service public qui dépend de l’Etat certes mais aussi de la commune dont les attentes ne peuvent être ignorées.
❌ Nous allons encore nous battre pour répondre aux mieux aux besoins locaux en lien avec les Maires concernés afin de cesser ou de limiter ce feuilleton incessant et mortifère qui épuise, démotive et donne le sentiment que nos territoires ruraux ne sont pas traités comme les zones prioritaires d’éducation en milieu urbain, alors que nos enfants le méritent autant que d’autres.
❌ Pour que l’école reste notre avenir :
Oui à la responsabilité, Non à la saignée !







