Urgence carburant et Réalités de la ruralité !…

16 septembre 2026

⛽ Urgence carburant et Réalités de la ruralité !

‼️Carburants à 2,40 € le litre (et peut être plus demain encore!) : jusqu’où laissera-t-on les ruraux payer ?

❗️Un plein de 50 litres à 120 euros. Des centaines d’euros chaque mois pour pouvoir aller travailler. Des familles qui réduisent leurs dépenses, renoncent à des sorties et comptent les kilomètres. Des agriculteurs déjà victimes des conditions climatiques qui voient leurs charges de carburant exploser. Des professionnels qui ne peuvent amortir ces charges supplémentaires incontournables. Voilà la réalité dans nos territoires ruraux. Et voilà ce qu’une partie de nos dirigeants semble avoir perdu de vue.

❗️Depuis Paris, lorsque l’on dispose du métro, de transports en commun à toute heure, il est facile de demander aux Français de changer leurs habitudes. Mais dans la France périphérique, dans le Cantal, comment fait-on ?
Comment fait le salarié qui travaille à trente kilomètres de chez lui ? L’aide à domicile qui se rend chaque jour auprès de plusieurs personnes âgées ? L’artisan qui transporte son matériel ? Le jeune qui doit rejoindre son lieu d’études ou d’apprentissage ?

❗️Chez nous, la voiture est indispensable. Le métro ne passe pas dans nos villages! Les transports collectifs ne permettent pas de répondre à tous les horaires, à tous les trajets, à toutes les obligations familiales et professionnelles.
Les cantaliens le savent et s’adaptent déjà. Ils regroupent leurs courses, partagent certains trajets et limitent leurs déplacements. Mais il arrive un moment où il n’y a plus rien à réduire, sauf à renoncer à travailler, à se soigner ou à voir ses proches.

❗️Cette déconnexion de nos dirigeants nationaux devient insupportable. On ne peut pas demander toujours plus d’efforts, même au prétexte de la transition énergétique, à ceux dont on semble ignorer les contraintes. On ne peut pas parler d’égalité entre les territoires tout en laissant leurs habitants subir une telle différence dans le coût de leurs déplacements.

❗️Une fois encore, la ruralité paie le prix fort.

❗️L’éloignement des services oblige à parcourir davantage de kilomètres, et la hausse des carburants vient alourdir cette contrainte. C’est une double peine pour ceux qui font vivre nos communes.

❗️Comment ne pas avoir le sentiment que cette situation arrange bien le Gouvernement, qui souhaite pousser les automobilistes à basculer vers les véhicules électriques ? Laisser le prix des carburants devenir un moyen de « forcer » ce changement serait profondément injuste.
Avec quel argent un ménage qui peine à boucler ses fins de mois pourrait-il acheter un autre véhicule ? Avec quelles possibilités de recharge lorsqu’il n’en dispose ni à domicile ni au travail ? Nos dirigeants nationaux doivent entendre ces questions avant de donner des leçons.
On a confondu décarbonation des mobilités et obligation d’électrification, à laquelle on n’est pas certain d’ailleurs de pouvoir faire face.

❗️La transition écologique nécessaire bien sûr doit être rendue accessible, soutenable. Elle ne peut pas être imposée par l’asphyxie financière des ménages. Elle exige des solutions concrètes, adaptées à nos territoires et aux moyens de leurs habitants.

‼️Face à cette situation, je préconise :
– une baisse des taxes sur les carburants (Accise -exTIPP- et CEE),
– et la fin de l’application de la TVA sur les taxes,
avec une répercussion effective et contrôlée sur les prix à la pompe.
L’État doit prendre sa part de l’effort pour soulager les ménages et les professionnels.
Par ailleurs, si on retrouve un volume de consommation plus important grâce à une baisse des taxes et un retour à un prix supportable, le rendement pour l’Etat sera, sinon équivalent, pas aussi réduit que certains le prétendent.
Et surtout, le pouvoir d’achat des Français doit enfin devenir la priorité, sans chèque, sans dépense publique, juste par une fiscalité qui ne soit plus confiscatoire et une réduction de l’écart entre salaire net et salaire brut.

❗️Je demande que le Parlement se saisisse sans attendre de cette question, faute d’initiative du Gouvernement.
Nous devons débattre des mesures à prendre, de leur financement et de leur mise en œuvre. Les Français attendent des décisions dont ils puissent constater les effets lorsqu’ils font le plein.

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